TL;DR:
- The problem : le tĂ©lĂ©travail et lâexternalisation multiplient les accĂšs distants. Les VPN classiques et les accĂšs exposĂ©s sur Internet fragmentent la sĂ©curitĂ© et augmentent les risques (mots de passe attaquĂ©s, services critiques visibles, mauvaise gestion des droits).
- The solution : mesh VPNs (overlay) create a single encrypted private network reliant tous les appareils autorisĂ©s (employĂ©s, serveurs, sites), comme sâils Ă©taient sur le mĂȘme rĂ©seau local, peu importe oĂč ils se trouvent.
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Key benefits for SMBs :
- Access simple and unified to internal resources (intranet, files, ERP).
- Better performance through peer-to-peer connections (no central bottleneck).
- No single point of failure (plus rĂ©silient quâun VPN classique).
- Enhanced security through segmentation, ACLs, and a Zero Trust.
- Critical services not exposed to the Internet (password manager, databases, admin panels).
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Internal security :
- The ACLs precisely define who can access what.
- The segmentation prevents lateral movement in case of a breach.
- Access is logged, facilitating audits and compliance (e.g., Bill 25).
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Cas dâusage concrets :
- Intranet or files accessible only through the VPN.
- Internal password vault, invisible from the Internet.
- Hybrid remote work without reconfiguration.
- Temporary and limited access for auditors or contractors.
- Secure interconnection of multiple offices.
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Quick comparison of solutions :
- WireGuard (open source) : highly performant and minimalist, but manual management â suited for simple or highly technical environments.
- Nebula (open source) : excellent identity-based control and segmentation, self-hosted â ideal for sovereignty and advanced security.
- ZeroTier self-hosted (open source) : very flexible, but more complex to administer.
- Tailscale (cloud) : the simplest and most user-friendly (SSO, ACLs, plug-and-play) â perfect for SMBs without an IT team.
- ZeroTier cloud : good balance of simplicity and network flexibility, generous free tier.
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Quick recommendations :
- VSBs / SMBs without dedicated IT â Tailscale
- SMBs wanting to avoid foreign SaaS â Nebula or ZeroTier self-hosted
- Specific network needs (L2, IoT, multi-site) â ZeroTier
- Compliance and sovereignty (Bill 25, sensitive data) â self-hosted open source solutions
IntroductionÂ
Avec la gĂ©nĂ©ralisation du tĂ©lĂ©travail et lâexternalisation croissante des services, les PME font face Ă de nouveaux dĂ©fis en matiĂšre de cybersĂ©curitĂ© et de gestion des accĂšs. Les employĂ©s doivent pouvoir se connecter aux ressources de lâentreprise depuis nâimporte oĂč, tout en garantissant la sĂ©curitĂ© des systĂšmes critiques. Or, multiplier les accĂšs directs ou les VPN traditionnels de façon dĂ©sorganisĂ©e peut crĂ©er une access fragmentation : each service has its own portal, its own credentials, or even its own VPN, making management complex and increasing the risk of security gaps. It is therefore crucial to streamline these connections within a unified and secure framework.
A virtual private network of the mesh type, also called an overlay network, rĂ©pond Ă ces dĂ©fis en connectant entre eux tous les appareils autorisĂ©s de lâentreprise au sein dâun rĂ©seau chiffrĂ© et privĂ©, par-dessus Internet. Contrairement aux VPN classiques en hub-and-spoke VPNs (with a central server to which all clients connect), a mesh VPN enables direct peer-to-peer entre postes. ConcrĂštement, cela signifie que les ordinateurs, serveurs et appareils distants de lâentreprise peuvent communiquer entre eux comme sâils Ă©taient sur le mĂȘme rĂ©seau local, oĂč quâils se trouvent physiquement. RĂ©sultat : un accĂšs plus fluide aux outils internes, moins de dĂ©pendance Ă un point central (meilleures performances, pas de bottleneck unique) et une administration centralisĂ©e des rĂšgles de sĂ©curitĂ©.
Moreover, these private networks facilitate the implementation of the principle of least privilege et dâune approche « Zero Trust » adaptĂ©e aux PME. On ne fait plus aveuglĂ©ment confiance Ă tout appareil prĂ©sent sur le rĂ©seau : chaque connexion Ă une ressource sensible peut ĂȘtre restreinte via des ACLs (Access Control Lists ou listes de contrĂŽle dâaccĂšs) et des segments de rĂ©seau isolĂ©s. MĂȘme Ă lâintĂ©rieur du VPN, on segmente qui peut accĂ©der Ă quoi. Cela empĂȘche, par exemple, quâun employĂ© ou un appareil compromis puisse atteindre des donnĂ©es qui ne le concernent pas. Separating access et dĂ©finir finement les permissions rĂ©duit les risques de mouvement latĂ©ral dâun attaquant dans le systĂšme dâinformation.
In this context, it becomes imperative to restreindre lâaccĂšs aux services critiques de lâentreprise uniquement via ces connexions privĂ©es sĂ©curisĂ©es. PlutĂŽt que dâexposer un gestionnaire de mots de passe, une base de donnĂ©es ou un serveur intranet directement sur Internet (mĂȘme derriĂšre un mot de passe fort), on y accĂšde uniquement quand on est connectĂ© au rĂ©seau privĂ© de lâentreprise. Ainsi, un pirate ne pourra mĂȘme pas atteindre la page de connexion de ces services sans avoir dâabord percĂ© les dĂ©fenses VPN â ce qui ajoute une couche de protection considĂ©rable.
Finally, the Quebec context brings a few additional considerations. The new Bill 25 requires businesses to better protect personal information and to assess risks when data leaves Quebec or Canada.
De plus en plus de PME sâintĂ©ressent donc Ă la digital sovereignty, câest-Ă -dire la maĂźtrise de leurs donnĂ©es et infrastructures. Opter pour des solutions de VPN maillĂ©, notamment des outils open source auto-hĂ©bergĂ©s, peut aider Ă garder un meilleur contrĂŽle (par exemple en hĂ©bergeant le serveur de coordination du VPN au Canada ou au sein de lâentreprise). Ă lâinverse, faire appel Ă un service VPN cloud commercial gĂ©rĂ© Ă lâĂ©tranger peut soulever des questions de conformitĂ© et de confiance. Il sâagit de trouver le bon Ă©quilibre entre la simplicity dâutilisation, la security, data control , and cost, based on each SMB's specific circumstances.
Dans cet article, nous allons comparer cinq solutions de rĂ©seaux overlay (VPN mesh) adaptĂ©es aux PME, en mettant lâaccent sur le tĂ©lĂ©travail sĂ©curisĂ© et la protection des systĂšmes critiques. Trois de ces solutions sont des outils libres (open source) quâon peut hĂ©berger soi-mĂȘme : WireGuard, Nebula and ZeroTier (en mode auto-hĂ©bergĂ©). Les deux autres sont des solutions commerciales cloud oĂč lâinfrastructure est gĂ©rĂ©e par le fournisseur : Tailscale and ZeroTier Central (service cloud officiel de ZeroTier). Nous expliquerons dâabord de façon accessible lâutilitĂ© des VPN maillĂ©s et les concepts de sĂ©curitĂ© (ACL, segmentation, etc.), puis nous prĂ©senterons chaque solution avec ses caractĂ©ristiques de fonctionnement, sa facilitĂ© de dĂ©ploiement, le contrĂŽle offert, les coĂ»ts et la maturitĂ©. Des cas dâusage concrets will illustrate how an SMB can leverage these technologies in everyday operations. Finally, a Recommendations section will help you choose the most suitable solution based on your organization's size, sector, and needs.
Why a mesh VPN for SMBs?
Pour une PME, déployer un VPN maillé présente plusieurs avantages concrets, notamment dans un contexte de télétravail ou de multi-sites :

- Unified and transparent access to internal resources : Avec un rĂ©seau overlay, tous les employĂ©s et dispositifs autorisĂ©s sont reliĂ©s comme sâils Ă©taient sur le mĂȘme LAN (rĂ©seau local). Par exemple, en tĂ©lĂ©travail, un employĂ© peut accĂ©der au serveur de fichiers au bureau, Ă lâintranet ou Ă lâapplication de gestion interne sans configurations complexes â il se connecte au VPN et voit ces ressources directement, sans passer par des tunnels distincts pour chaque service. Cela simplifie lâexpĂ©rience utilisateur et accroĂźt la productivitĂ©, car on Ă©vite les manipulations techniques Ă chaque utilisation dâun outil de lâentreprise.
- Better performance through peer-to-peer : In a traditional hub-and-spoke, un serveur central gĂšre tout le trafic â ce qui peut crĂ©er un goulet dâĂ©tranglement, surtout si de nombreux employĂ©s se connectent simultanĂ©ment ou si le serveur a une bande passante limitĂ©e. Ă lâinverse, un VPN maillĂ© permet aux appareils de communiquer directly entre eux dĂšs que possible. Par exemple, si deux collĂšgues en tĂ©lĂ©travail doivent Ă©changer un gros fichier, leur trafic peut passer directement de lâun Ă lâautre plutĂŽt que de transiter par le siĂšge de lâentreprise. Le rĂ©seau mesh utilise gĂ©nĂ©ralement des techniques avancĂ©es de NAT traversal (traversĂ©e de NAT) pour Ă©tablir ces connexions directes Ă travers Internet, mĂȘme si les appareils sont derriĂšre des routeurs ou pare-feux stricts. RĂ©sultat : des dĂ©bits amĂ©liorĂ©s et moins de latence, ce qui est apprĂ©ciable pour des usages comme la vidĂ©oconfĂ©rence, la tĂ©lĂ©phonie IP, ou simplement pour accĂ©der plus rapidement aux bases de donnĂ©es et aux applications internes.
- No single point of failure : Si le serveur VPN central tombe dans un schĂ©ma classique, plus personne ne peut rien faire Ă distance. Dans un rĂ©seau overlay pair-Ă -pair, lâindisponibilitĂ© dâun nĆud ou mĂȘme dâun serveur de coordination nâempĂȘche pas nĂ©cessairement les autres nĆuds de communiquer (selon lâarchitecture). Cela amĂ©liore la resilience de lâaccĂšs au systĂšme dâinformation. Chaque appareil agit en quelque sorte comme une partie du rĂ©seau global, sans dĂ©pendre en permanence dâun concentrateur unique.
- Enhanced security through compartmentalization : A mesh VPN provides fertile ground for applying micro-segmentation principles within the network. Since all communication passes through the encrypted private network, it becomes easier to control and log who accesses what. It also prevents critical services from being reachable from the Internet. Instead, they are hidden behind the VPN. Par exemple, une interface dâadministration sensible ou un dĂ©pĂŽt Git interne ne seraient accessibles quâaux machines membres du VPN autorisĂ©es, et invisibles pour le reste du monde. En outre, les solutions de VPN overlay modernes permettent souvent de dĂ©finir des rĂšgles dâaccĂšs granulaires (par utilisateur, par appareil, par groupe, etc.) au sein mĂȘme du rĂ©seau privĂ©, ce qui ajoute une couche de contrĂŽle comparĂ© au simple VPN « tout ou rien » dâantan.
- Ease of connection for users : Pour lâemployĂ© non technicien, ces solutions peuvent ĂȘtre trĂšs simples Ă utiliser. Beaucoup de solutions overlay offrent des applications clientes faciles Ă installer sur PC ou smartphone, avec une authentification unique (par exemple via le compte dâentreprise) puis tout fonctionne en arriĂšre-plan. Fini les configurations manuelles dâOpenVPN ou les partages de clĂ©s complexes : lâutilisateur se connecte en quelques clics et peut faire son travail normalement, ce qui rĂ©duit les freins au respect des politiques de sĂ©curitĂ©. Une solution bien choisie peut mĂȘme permettre Ă un nouvel employĂ© de sâintĂ©grer rapidement (on lâajoute dans le systĂšme et son accĂšs aux ressources nĂ©cessaires est automatiquement prĂȘt via le VPN mesh).
In summary, a mesh VPN can be seen as an invisible backbone reliant tous les acteurs et Ă©quipements de lâentreprise de maniĂšre sĂ»re. Câest particuliĂšrement utile pour les PME en hybrid remote work (une partie du personnel au bureau, lâautre Ă distance), pour celles qui ont plusieurs sites gĂ©ographiques, ou encore pour celles qui font rĂ©guliĂšrement appel Ă des prestataires externes devant accĂ©der Ă certaines applications internes. PlutĂŽt que de jongler avec X solutions ponctuelles de connexion, le rĂ©seau overlay agit comme un single foundation on which all use cases are built.

ContrĂŽle dâaccĂšs interne et sĂ©curitĂ© : ACL, segmentation et services critiques
Mettre en place un rĂ©seau privĂ© virtuel maillĂ© nâest pas quâune question de connectivitĂ© pratique â câest aussi lâoccasion de raise internal security standards de lâentreprise. Voici quelques notions clĂ©s Ă comprendre, prĂ©sentĂ©es simplementÂ
- ACL (Listes de ContrĂŽle dâAccĂšs) : Think of ACLs as rule sets that determine qui a le droit dâaccĂ©der Ă quoi. Dans le contexte dâun VPN overlay, une ACL peut par exemple stipuler que certain users or devices on the private network have the right to connect to a particular resource or service, Ă©ventuellement selon certains conditions (heure, lieu, etc.). En pratique, cela pourrait signifier : « Seuls les ordinateurs du service ComptabilitĂ© peuvent accĂ©der au serveur de paie » ou « Interdire Ă tout le monde sauf Ă lâadministrateur rĂ©seau dâaccĂ©der Ă lâinterface dâadministration du routeur ». Les ACL permettent donc de peaufiner la security policy au sein mĂȘme du VPN, au-delĂ de la simple connexion ou non. Câest un peu le mĂȘme principe quâun contrĂŽle dâaccĂšs physique : tout le monde peut entrer dans le bĂątiment avec un badge gĂ©nĂ©ral (connexion au VPN), mais certaines portes Ă lâintĂ©rieur ne sâouvrent qupour les personnes autorisĂ©es (ACL internes).
- Internal network segmentation : Segmentation (or "access separation") involves dividing the network into multiple zones or isolated segments les uns des autres, afin de limiter lâĂ©tendue dâune intrusion Ă©ventuelle. Au lieu dâun rĂ©seau dâentreprise plat oĂč une fois connectĂ© on peut thĂ©oriquement joindre nâimporte quelle machine, on crĂ©e des sous-rĂ©seaux ou des groupes. Par exemple, on peut isoler le rĂ©seau des serveurs de production, le rĂ©seau des Ă©quipements IoT, et le rĂ©seau des postes client. Avec un VPN maillĂ© moderne, cette segmentation peut ĂȘtre logical â basĂ©e sur lâidentitĂ© de lâappareil ou de lâutilisateur â plutĂŽt que seulement physique ou par IP. Cela rejoint le principe des ACL : on ne donne accĂšs quâau segment nĂ©cessaire. En cas de compromission dâun poste, lâattaquant ne pourra pas rebondir facilement sur toute lâinfrastructure, car les « portes » entre segments sont fermĂ©es par dĂ©faut. La segmentation interne est fondamentale pour protĂ©ger les critical systems.
- VPN-only access to critical services : De nombreuses PME disposent de services hautement sensibles : par exemple un coffre-fort de mots de passe dâentreprise, un serveur de gestion (ERP/CRM), une base de donnĂ©es client, un systĂšme de contrĂŽle industriel, etc. Ces services ne devraient idĂ©alement never be directly accessible from the Internet, mĂȘme derriĂšre un login. En les plaçant derriĂšre le VPN privĂ©, on ajoute une barriĂšre. Seuls les utilisateurs connectĂ©s au VPN et dĂ»ment authentifiĂ©s peuvent tenter dây accĂ©der. On rĂ©duit drastiquement la surface dâattaque : plus de risque quâun robot sur Internet dĂ©couvre par hasard lâexistence de votre page de login et tente des millions de mots de passe, ou quâune vulnĂ©rabilitĂ© non corrigĂ©e dans votre application soit exploitĂ©e Ă distance. LâaccĂšs devient un privilĂšge, pas un droit acquis par quiconque a Internet. Câest un peu comme garder les bijoux de famille dans un coffre-fort auquel on accĂšde depuis une piĂšce sĂ©curisĂ©e, plutĂŽt que de les laisser dans lâentrĂ©e de la maison.
- Logging and audits : Un avantage souvent sous-estimĂ© des VPN overlay est quâils peuvent centraliser la access logging. Because connections pass through this controlled network, it is possible to know which user accessed which resource and when. Some solutions offer detailed logs ou peuvent ĂȘtre intĂ©grĂ©es Ă des outils dâaudit et de supervision. Pour une PME qui souhaite se conformer Ă des normes de sĂ©curitĂ© ou Ă la Loi 25, pouvoir tracer les accĂšs aux donnĂ©es sensibles est un atout. Par exemple, si un audit de sĂ©curitĂ© demande de prouver que seules les personnes autorisĂ©es consultent la base de donnĂ©es contenant des renseignements personnels, une infrastructure oĂč tout passe via le VPN maillĂ© (et donc est potentiellement enregistrĂ©) facilite ce genre de vĂ©rification.
En somme, mettre en place un VPN maillĂ© ne sert pas quâĂ rendre le tĂ©lĂ©travail plus commode : câest aussi un levier pour instaurer une stronger internal security culture plus robuste. On passe dâun modĂšle ancien oĂč le fait dâĂȘtre « sur le rĂ©seau de lâentreprise » suffisait pour avoir confiance, Ă un modĂšle moderne oĂč chaque accĂšs est contrĂŽlĂ©, chaque ressource critique est isolĂ©e derriĂšre plusieurs couches, et oĂč lâon considĂšre que la menace peut aussi venir de lâintĂ©rieur ou dâappareils compromis. Pour une PME, ces principes peuvent sembler techniques, mais les outils que nous prĂ©sentons plus loin les rendent accessibles dans la pratique, souvent via des interfaces simples de dĂ©finition de rĂšgles ou par la configuration initiale du rĂ©seau privĂ©.
Cas dâusage concrets pour les PME
To illustrate what these technologies bring in concrete terms, here are a few cas dâusage typiques oĂč une PME peut tirer parti dâun rĂ©seau overlay sĂ©curisĂ© :

- Secure access to an intranet or internal applications : Imaginons une PME qui dispose dâun intranet (par exemple un site web interne pour les employĂ©s, contenant lâannuaire du personnel, des procĂ©dures, des documents RH, etc.) ou mĂȘme dâun partage de fichiers rĂ©seau. En dĂ©ployant un VPN maillĂ©, la PME peut rendre cet intranet accessible en tout lieu only aux employĂ©s connectĂ©s via le rĂ©seau privĂ©. Un employĂ© en dĂ©placement ou en tĂ©lĂ©travail lance son client VPN mesh et peut consulter lâintranet exactement comme sâil Ă©tait au bureau. Lâentreprise nâa pas besoin dâexposer lâintranet sur Internet public, ce qui Ă©vite toute tentative de piratage externe. De plus, grĂące aux ACL, on pourrait limiter certaines sections sensibles de lâintranet Ă des groupes dâutilisateurs spĂ©cifiques (par exemple, le dossier « ComptabilitĂ© » accessible seulement aux comptables mĂȘme au sein du VPN).
- Centralized access to a password manager : Les gestionnaires de mots de passe dâentreprise (par ex. Bitwarden self-hostĂ©, Keepass partagĂ©, ou une solution maison) contiennent les « clĂ©s du royaume ». Il est dangereux de les rendre accessibles depuis nâimporte quelle connexion Internet, mĂȘme protĂ©gĂ©s par un mot de passe maĂźtre. GrĂące Ă un VPN overlay, la PME peut hĂ©berger son coffre-fort de mots de passe sur un serveur interne et exiger que pour y accĂ©der, lâutilisateur soit connectĂ© au VPN sĂ©curisĂ©. Ainsi, un employĂ© qui doit rĂ©cupĂ©rer un mot de passe le fait depuis lâenvironnement protĂ©gĂ© du rĂ©seau privĂ©, rĂ©duisant les risques dâinterception. On peut journaliser ces accĂšs et les limiter (ex : seuls les membres de lâĂ©quipe IT peuvent accĂ©der au coffre-fort des comptes admin, etc.). Cela donne une double barrier : il faudrait quâun attaquant compromette le VPN and the password manager to reach this critical data.
- Simplified hybrid remote work : Dans beaucoup de PME, le tĂ©lĂ©travail nâest pas absolu â on parle plutĂŽt dâhybride (quelques jours Ă la maison, quelques jours au bureau). Avec une solution de VPN maillĂ©, la transition est transparente. Au bureau, la machine peut accĂ©der aux ressources directement (ou mĂȘme via le VPN, ce nâest pas un problĂšme), et Ă la maison lâemployĂ© active son client VPN et retrouve exactement le mĂȘme environnement rĂ©seau. Par exemple, un dĂ©veloppeur qui travaille sur un serveur de test interne nâa pas besoin de changer la configuration de son outil selon quâil est au bureau ou chez lui : lâadresse IP privĂ©e du serveur reste joignable dans les deux cas via le VPN. Cela rĂ©duit les risques dâerreur de configuration ou de laisser des ports ouverts « pour tester depuis la maison » (mauvaises pratiques courantes sans VPN unifiĂ©).
- Audit and technical support access : Une PME peut avoir des prestataires externes ou des auditeurs qui doivent temporairement accĂ©der Ă certaines machines ou logs. PlutĂŽt que de leur ouvrir un accĂšs VPN classique Ă tout le rĂ©seau (ce qui pose un souci de confiance) ou de leur demander de venir physiquement, on peut les ajouter au rĂ©seau overlay avec un profil restreint. Par exemple, un expert sĂ©curitĂ© mandatĂ© pour un audit pourrait ĂȘtre invitĂ© sur le VPN maillĂ© de lâentreprise, mais on configure des ACL de sorte quâil ne puisse interroger que les serveurs cibles de lâaudit, et rien dâautre. On peut limiter la durĂ©e de son accĂšs (en le supprimant du VPN aprĂšs la mission). De cette façon, lâauditeur peut travailler depuis chez lui en se connectant aux machines de la PME de maniĂšre sĂ©curisĂ©e, sans exposer publiquement ces machines ni lui donner une clĂ© VPN trop large. De mĂȘme, pour du support technique externalisĂ©, on peut accorder aux techniciens un accĂšs VPN juste sur les systĂšmes concernĂ©s (par ex., le serveur de messagerie uniquement, et pas le reste).
- Geographic site interconnection : If an SMB has two or more offices (for example, a head office in Montreal and a branch in Quebec City), a mesh VPN can replace or supplement expensive inter-site connections. Each site connects its router or a few key machines to the overlay network, creating a shared encrypted network par Internet. Les employĂ©s des deux sites pourront accĂ©der aux ressources partagĂ©es sans distinction, et les deux rĂ©seaux locaux peuvent ĂȘtre reliĂ©s comme un seul rĂ©seau virtuel. Cela se fait souvent sans avoir Ă configurer manuellement des tunnels site-Ă -site compliquĂ©s : les solutions mesh prennent en charge la dĂ©couverte et la connexion automatique des nĆuds correspondants. En bonus, si un des sites hĂ©berge un serveur de sauvegarde, il peut recevoir les donnĂ©es de lâautre site via le VPN sĂ©curisĂ©, Ă©vitant de transiter en clair sur Internet.
These examples show how, in very concrete terms, an overlay VPN can simplifier lâarchitecture informatique tout en renforçant la sĂ©curitĂ©. Que ce soit pour faciliter le travail au quotidien (accĂšs aux outils internes depuis nâimporte oĂč) ou pour protĂ©ger des actifs numĂ©riques vitaux, ce type de rĂ©seau privĂ© donne aux PME une flexibilitĂ© autrefois rĂ©servĂ©e aux grandes entreprises disposant de rĂ©seaux MPLS et dâappliances coĂ»teuses. Passons maintenant en revue cinq solutions reprĂ©sentatives permettant de mettre en place un tel rĂ©seau, chacune ayant ses atouts et inconvĂ©nients.

Overview of compared mesh VPN solutions
Il existe aujourdâhui plusieurs outils pour bĂątir un VPN maillĂ©. Nous avons sĂ©lectionnĂ© cinq solutions couramment Ă©voquĂ©es, dont trois sont des logiciels libres auto-hĂ©bergeables et deux sont des offres commerciales cloud.
For each solution, we describe its operating model (peer-to-peer architecture, need for a central server, etc.), its ease of deployment et dâutilisation, le level of control offert (possibilitĂ© dâhĂ©berger soi-mĂȘme, rĂ©glages de sĂ©curitĂ©, intĂ©grations SSO/LDAP), le cost (logiciel libre vs licence, besoin dâinfrastructure) et sa maturity/stability along with its supporting community.
WireGuard (open source, self-hosted)
General overview: WireGuard est Ă lâorigine un protocole VPN ultra-lĂ©ger et sĂ©curisĂ©, publiĂ© en open source. Plus quâun service complet « prĂȘt Ă lâemploi », câest un low-level tool (intĂ©grĂ© au noyau Linux depuis 2020) qui permet de crĂ©er des tunnels VPN site-Ă -site ou point-Ă -point avec une grande performance. WireGuard vise la simplicitĂ© du code et de la configuration : il utilise des algorithmes cryptographiques modernes (basĂ©s sur le framework Noise) et se compose de seulement quelques milliers de lignes de code, ce qui le rend facilement auditable et trĂšs stable. En contexte de rĂ©seau maillĂ©, WireGuard peut ĂȘtre utilisĂ© comme brique de base pour interconnecter plusieurs nĆuds en pair-Ă -pair, mais nâoffre pas en soi de mĂ©canisme de dĂ©couverte ou de coordination centralisĂ©e â tout repose sur la configuration manuelle (ou lâajout dâoutils externes).
How it works: Chaque pair (machine) WireGuard est identifiĂ© par une clĂ© publique et chaque tunnel VPN est dĂ©fini en configurant les clĂ©s et adresses IP autorisĂ©es de part et dâautre. En pratique, pour construire un rĂ©seau mesh complet avec WireGuard pur, il faudrait configurer chaque machine avec la liste des autres pairs ou du moins avoir une topologie en Ă©toile avec un nĆud central relayant le trafic. WireGuard ne fait que chiffrer et transporter les paquets IP, il ne gĂšre pas les droits dâaccĂšs par utilisateur ni lâinscription dynamique de nouveaux nĆuds. Câest du pure peer-to-peer, sans serveur obligataire : les paquets sont envoyĂ©s directement entre clients (aprĂšs un Ă©change de clĂ©s initial). Pour traverser les NAT, WireGuard peut utiliser le protocole UDP et supporte du basic NAT traversal (via la technique du âhole punchingâ), mais souvent cela nĂ©cessite que chaque point connaisse lâadresse IP publique de lâautre ou passe par un relais si aucun contact direct nâest possible. En somme, WireGuard offre lâĂ©quivalent dâun cĂąble rĂ©seau virtuel chiffrĂ© entre machines, mais câest Ă lâadministrateur de crĂ©er lâarchitecture logique voulue.
Deployment and usage: Pour des informaticiens expĂ©rimentĂ©s, dĂ©ployer WireGuard est assez simple : on installe le module/logiciel sur chaque machine (disponible pour Linux, Windows, macOS, Android, iOS, etc.), on gĂ©nĂšre des paires de clĂ©s, puis on Ă©dite un fichier de configuration listant les pairs autorisĂ©s et leurs clĂ©s. Cependant, pour une PME sans expertise rĂ©seau poussĂ©e, la mise en place dâun mesh complet peut vite devenir tedious si le nombre de nĆuds augmente. Il faut penser que chaque nouveau poste doit ĂȘtre configurĂ© sur tous les autres (ou sur un nĆud central) manuellement. Il existe heureusement des solutions pour faciliter la gestion de WireGuard : par exemple des outils open source comme Netmaker, NetBird or Innernet which provide a controller Tailscale-like overlay while remaining self-hosted, or simple interfaces like wg-easy or PiVPN pour certains cas dâusage (souvent plus orientĂ©s VPN classique). NĂ©anmoins, ces outils supplĂ©mentaires ne sont pas « officiels » de WireGuard et peuvent nĂ©cessiter du temps dâapprentissage.
Control and security: En utilisant WireGuard âbrutâ, le contrĂŽle des accĂšs se fait principalement via la topologie rĂ©seau et les rĂšgles IP. Il nây a pas de notion intĂ©grĂ©e dâutilisateur ou dâidentitĂ© autre que les clĂ©s des appareils. Donc, si une machine est connectĂ©e, elle voit tout ce que le rĂ©seau IP lui permet de voir. Pour appliquer des restrictions, il faut utiliser des pare-feux (iptables par exemple) ou bien dĂ©finir plusieurs rĂ©seaux WireGuard sĂ©parĂ©s pour diffĂ©rents groupes. Il nây a pas dâcentralized ACLs prĂȘtes Ă lâemploi dans WireGuard â câest Ă vous de mettre en place les filtrages. De mĂȘme, lâintĂ©gration avec un annuaire dâentreprise (LDAP/Active Directory, SAML SSO) nâest pas fournie en natif : il faudrait dĂ©velopper un systĂšme pour crĂ©er/supprimer les configs WireGuard en fonction des utilisateurs de votre AD, par exemple. Câest donc trĂšs puissant et entirely under your control, mais ça demande du travail si on veut un rĂ©sultat Ă©quivalent aux solutions clĂ©s en main. Lâavantage, câest que le chiffrement est Ă lâĂ©tat de lâart et minimaliste, donc trĂšs peu de surface dâattaque. WireGuard a fait lâobjet dâaudits de sĂ©curitĂ© approfondis et est rĂ©putĂ© very safe and reliable.
Costs: WireGuard est gratuit et open source (licence GPLv2). Il nây a aucun coĂ»t de licence logiciel, ni de limitation sur le nombre de connexions. Le principal coĂ»t pourrait ĂȘtre en temps humain (configuration, maintenance) et Ă©ventuellement en serveurs si vous choisissez dâavoir un nĆud central ou des relais. Par exemple, une PME pourrait dĂ©ployer un petit serveur VPS Ă 5âŹ/mois pour faire office de nĆud central/relai si besoin, mais ce nâest pas obligatoire. Il faut aussi considĂ©rer que sans interface de gestion, la maintenance (ajouter un utilisateur, rĂ©voquer une clĂ©) demande de lâĂ©dition de config et du dĂ©ploiement sur les machines concernĂ©es â donc du temps technique.
Maturity and community: WireGuard est lâune des technologies VPN les plus mature aujourdâhui, malgrĂ© son jeune Ăąge (dĂ©veloppĂ© dans les annĂ©es 2010 et intĂ©grĂ© mainstream vers 2019). Il est directement intĂ©grĂ© aux noyaux Linux rĂ©cents, ce qui tĂ©moigne de la confiance de la communautĂ©. De grandes entreprises et projets lâutilisent (par exemple, le service Cloudflare WARP sâappuie sur WireGuard, tout comme Tailscale Ă la base). La communautĂ© autour de WireGuard est trĂšs large, avec dâinnombrables tutoriels, scripts et outils tiers. Cependant, la communautĂ© ne fournit pas un support officiel centralisĂ© puisque ce nâest pas un produit âpackagĂ©â â ce sont les utilisateurs et contributeurs qui sâentraident via des forums, GitHub, etc. Pour une PME, adopter WireGuard signifie soit avoir en interne les compĂ©tences pour lâexploiter au mieux, soit sâappuyer sur un prestataire/consultant qui peut le faire. La stability du logiciel en lui-mĂȘme est excellente : câest lĂ©ger, ça plante rarement, et les performances sont au rendez-vous (on atteint facilement des dĂ©bits de plusieurs Gbps sur du matĂ©riel courant, ce qui surpasse souvent OpenVPN ou IPsec).
WireGuard summary: In short, WireGuard is ideal if you want a VPN solution that is highly streamlined, performant, and 100% under your control, mais il faut ĂȘtre prĂȘt Ă gĂ©rer la configuration manuelle ou Ă investir dans un orchestrateur additionnel pour obtenir un vĂ©ritable rĂ©seau maillĂ© convivial. Pour une micro-entreprise ou un scĂ©nario simple (quelques sites fixes Ă interconnecter, ou donner accĂšs Ă 2-3 employĂ©s nomades), WireGuard peut ĂȘtre mis en place relativement facilement et offre une fiabilitĂ© exemplaire. Pour un usage plus large avec des dizaines dâutilisateurs mobiles, dâautres solutions prĂ©sentĂ©es ci-dessous pourraient apporter une simplified management layer that WireGuard alone lacks.
Nebula (open source, self-hosted)
General overview: Nebula est un outil de rĂ©seau overlay open source initialement dĂ©veloppĂ© par lâĂ©quipe de sĂ©curitĂ© de Slack. Il a Ă©tĂ© conçu pour connecter entre eux des tens of thousands of servers and workstations around the world de maniĂšre sĂ©curisĂ©e et performante. Slack lâa rendu public en 2019, et depuis une communautĂ© sâest formĂ©e autour (notamment avec la sociĂ©tĂ© Defined Networking founded by Nebula's creators, which continues to support it). Nebula describes itself as a "global virtual packet exchange" : il permet Ă nâimporte quelles machines autorisĂ©es de communiquer comme si elles Ă©taient sur le mĂȘme rĂ©seau, de façon chiffrĂ©e, en se basant sur des identitĂ©s cryptographiques. Ce qui distingue Nebula, câest lâintĂ©gration native de concepts de security groups and certificates concepts for identifying hosts, which facilitates access control at the network level.
How it works: Lâarchitecture de Nebula est peer-to-peer with lightweight coordination. Each node (device) that joins the Nebula network is assigned a certificate signed by a certificate authority (CA) propre au rĂ©seau de lâentreprise. Ce certificat contient lâidentitĂ© du nĆud, sous forme dâattributs (par exemple : rĂŽle = webserver, environnement = production, localisation = eu-west, etc. â câest personnalisable). Nebula utilise ces identitĂ©s pour dĂ©cider si deux nĆuds peuvent communiquer. La connexion entre nĆuds est directe (p2p) dĂšs que possible, et chiffrĂ©e (Nebula utilise par dĂ©faut le protocole Noise, avec un chiffrement symĂ©trique AES-256-GCM). Pour que les nĆuds se dĂ©couvrent et sâĂ©tablissent un canal, Nebula introduit un ou plusieurs serveurs de dĂ©couverte appelĂ©s lighthouses (phares). Un lighthouse est un simple service (quâon peut hĂ©berger sur nâimporte quel serveur) auquel chaque nĆud annonce sa prĂ©sence et son adresse actuelle. Quand un nĆud veut joindre un autre, il consulte le lighthouse pour obtenir sa derniĂšre adresse connue et tente dâouvrir une connexion UDP directe. Ă partir de lĂ , le trafic passe en direct entre les deux hĂŽtes (avec des techniques de hole punching pour traverser les NAT, similaire Ă ce que fait Tailscale ou ZeroTier). Les lighthouses do not carry user traffic (ils ne font que lâintroduction), ce qui signifie que le rĂ©seau ne dĂ©pend pas dâeux pour la bande passante â en cas dâindisponibilitĂ©, de nouveaux pairs ne se trouveront plus aussi facilement, mais ceux dĂ©jĂ connectĂ©s pourraient continuer Ă Ă©changer si leur adresse ne change pas. Nebula nâest pas basĂ© sur WireGuard ; en rĂ©alitĂ© il sâinspire dâun autre VPN peer-to-peer nommĂ© Tinc, mais revu Ă la sauce Slack pour plus de performance et de sĂ©curitĂ©.
Deployment and usage: DĂ©ployer Nebula nĂ©cessite quelques Ă©tapes supplĂ©mentaires comparĂ© Ă WireGuard, mais cela reste abordable pour une PME avec un minimum de compĂ©tences systĂšme. Il faut tout dâabord crĂ©er une certificate authority Nebula (gĂ©nĂ©rer une clĂ© CA Nebula) puis, pour chaque machine, gĂ©nĂ©rer un certificat signĂ© par cette CA. Lâoutil Nebula fourni en ligne de commande permet de le faire assez simplement (il y a des scripts dâexemples pour crĂ©er certificats et clĂ©s). Ensuite, il faut choisir un ou deux serveurs Ă mettre en rĂŽle lighthouse (idĂ©alement sur le cloud ou dans un endroit accessible par tous, avec IP fixe). Chaque client aura une configuration oĂč lâon indique lâadresse du ou des lighthouses, sa propre identitĂ© (certificat + clĂ©) et les rĂšgles de pare-feu Nebula (nous y reviendrons). Une fois cela fait, on lance le service Nebula sur chaque machine (câest un binaire unique Ă exĂ©cuter, disponible pour Linux, Windows, macOS â et mĂȘme Android/iOS via des apps mobiles dĂ©veloppĂ©es plus tard). Nebula va alors automatiquement se connecter au(x) lighthouse(s), obtenir la liste des pairs du rĂ©seau et Ă©tablir les liens nĂ©cessaires. Par rapport Ă WireGuard, le travail manuel dâinscription de chaque pair sur tous les autres nâest pas nĂ©cessaire : lighthouses et certificats gĂšrent la dĂ©couverte et lâauthentification. Lâusage au quotidien est transparent : Nebula crĂ©e une interface rĂ©seau virtuelle sur chaque machine avec une adresse IP (gĂ©nĂ©ralement on choisit une plage type 10.***). Les machines peuvent sâadresser via ces IP Nebula. Lâentreprise doit cependant maintenir la CA et Ă©mettre/rĂ©voquer les certificats quand un nouveau nĆud arrive ou quâun appareil est compromis. Câest un processus un peu semblable Ă gĂ©rer des certificats VPN ou des clĂ©s SSH, mais Nebula fournit des outils pour le faire en ligne de commande. Des interfaces graphiques tierces existent (par exemple, Nebula cert manager en open source, ou des scripts dâautomatisation), mais la solution en elle-mĂȘme nâa pas (Ă ce jour) de console dâadministration web toute faite â câest le revers de lâauto-hĂ©bergĂ© pur.
Control and security: Câest lâun des points forts de Nebula. GrĂące Ă son systĂšme dâidentitĂ©s par certificats, Nebula intĂšgre un distributed firewall oĂč chaque nĆud applique des rĂšgles en fonction des attributs de lâidentitĂ© des pairs. Par exemple, vous pouvez dĂ©finir dans la configuration Nebula : « autoriser le trafic sur le port 3306 (MySQL) uniquement si lâĂ©metteur a lâattribut rĂŽle=db-client et le rĂ©cepteur a rĂŽle=db-server ». Ou encore : « interdire tout trafic RDP vers les machines de production ». Ces rĂšgles sont distribuĂ©es dans la config de chaque client et Ă©valuĂ©es localement, ce qui signifie que la sĂ©curitĂ© ne dĂ©pend pas dâun point central : mĂȘme si quelquâun arrivait Ă entrer dans le rĂ©seau Nebula, chaque hĂŽte continue dâappliquer les configured restrictions. Câest une approche zero-trust de lâintĂ©rieur : lâidentitĂ© (vĂ©rifiĂ©e par certificat) prime sur lâadresse IP rĂ©elle. Par rapport aux autres solutions, Nebula nâa pas de notion dâutilisateur humain ou dâintĂ©gration SSO â lâanalogie serait plutĂŽt que chaque appareil est comme un « entitĂ© » approuvĂ©e via son certificat. Donc si un employĂ© utilise deux appareils, on gĂ©rera deux certificats. RĂ©voquer lâaccĂšs dâun employĂ© implique de rĂ©voquer ses certificats (Nebula ne gĂšre pas une CRL complexe, souvent on retire le certificat de la configuration du rĂ©seau ou on change de CA pour forcer un renouvellement). Il nây a pas dâLDAP/SAML integration prĂȘte Ă lâemploi : Nebula vise surtout le niveau rĂ©seau/transport, pas la gestion des identitĂ©s utilisateurs. Cependant, on peut tout Ă fait coupler Nebula avec des outils existants : par exemple, un script pourrait utiliser une liste dâappareils autorisĂ©s issue de votre Active Directory pour gĂ©nĂ©rer les certificats. En matiĂšre de sĂ©curitĂ© du protocole, Nebula est solid : utilisĂ© en production chez Slack Ă grande Ă©chelle, il a prouvĂ© pouvoir encaisser des milliers de nĆuds et un trafic soutenu. Il utilise AES-GCM (rapide sur les CPU modernes avec AES-NI) et Noise protocol pour lâĂ©change de clĂ©s, ce qui est tout Ă fait robuste. On notera que Nebula fonctionne en routed mode (Layer 3 IP) uniquement, pas en Ethernet pontĂ©, ce qui est suffisant pour la quasi-totalitĂ© des usages (câest pareil pour WireGuard et Tailscale, alors que ZeroTier peut faire du Layer 2). Ce choix Ă©vite par exemple les problĂ©matiques de broadcast orageux sur le rĂ©seau virtuel.
Costs: Since Nebula is fully open source (MIT license) and free, the main cost lies in the time and server resources to run it. The lighthouses consomment peu (ce sont de petits services dâannuaire, une petite VM Ă 1 vCPU/512Mo RAM peut suffire pour des dizaines ou centaines de clients). On en installe souvent au moins deux pour la redondance. Si vous avez dĂ©jĂ des serveurs chez un hĂ©bergeur local ou en data center, vous pouvez les utiliser. La gestion des certificats peut aussi prendre un peu de temps (surtout au dĂ©but lors de lâinscription de tout le monde). Mais une fois en place, Nebula ne nĂ©cessite pas de coĂ»ts additionnels, pas de licence par nĆud, etc. Il nây a pas non plus de version entreprise payante (Defined Networking propose des services dâaccompagnement Ă©ventuellement, mais le logiciel est unique). Câest donc attractif pour un budget serrĂ©, Ă condition dâavoir une appĂ©tence technique pour le maintenir.
Maturity and community: Nebula has achieved a solid level of maturity dans le sens oĂč Slack lâutilise depuis des annĂ©es en production. Cependant, en dehors de Slack et de certaines entreprises tech, il est moins connu du grand public que WireGuard ou ZeroTier. La communautĂ© existe, principalement via GitHub, Slack (ironique, un Slack communautaire pour Nebula), et quelques blogs. On trouve de la documentation sur le site de Defined Networking, un guide officiel, etc., mais ce nâest pas une Ă©norme communautĂ©. Cela dit, Nebula rĂ©pond Ă un besoin prĂ©cis et ceux qui lâutilisent en sont gĂ©nĂ©ralement satisfaits pour sa stabilitĂ©. Des mises Ă jour continuent dâarriver (par ex., le support officiel des clients mobile a Ă©tĂ© ajoutĂ©, avec une app Nebula pour iOS et Android publiĂ©e en 2022, ce qui est crucial pour un usage en tĂ©lĂ©travail). Nebula est aussi utilisĂ© dans certains projets open source annexes (par exemple pour crĂ©er des labos de sĂ©curitĂ© ou des mini VPN). En termes de stabilitĂ© : câest un service en Go, tournant en espace utilisateur, il peut consommer un peu de CPU sur des liens trĂšs rapides (chiffrement AES en userland) mais rien de dramatique pour des dĂ©bits classiques (<1 Gbps). Slack a communiquĂ© sur le fait quâils connectent des milliers de machines multi-cloud avec Nebula sans souci. Donc pour une PME, la trust Ă avoir en Nebula est tout Ă fait raisonnable, Ă condition dâĂȘtre Ă lâaise avec lâabsence de support commercial structurĂ© (vous ĂȘtes votre propre support, ou via la communautĂ©).
Nebula summary: Nebula is an excellent choice if your SMB wants a self-hosted mesh VPN with a high level of control over internal security. Il se distingue par sa capacitĂ© intĂ©grĂ©e Ă gĂ©rer des politiques dâaccĂšs basĂ©es sur lâidentitĂ© des machines, ce qui en fait un outil puissant pour segmenter votre rĂ©seau. En contrepartie, sa mise en place demande un peu dâinvestissement initial (certificats, config des lighthouses) et il nâa pas de portail web convivial pour inviter un nouvel utilisateur en un clic â câest plus orientĂ© « admin systĂšme ». Pour une entreprise technologique ou avec un bon service informatique, Nebula offrira une libertĂ© totale et une absence de dĂ©pendance Ă un fournisseur externe, tout en assurant une sĂ©curitĂ© robuste. Pour une PME trĂšs petite sans compĂ©tences IT, Nebula pourrait sâavĂ©rer complexe, auquel cas des solutions comme Tailscale ou ZeroTier (cloud) seraient plus appropriĂ©es.
ZeroTier in self-hosted mode (open source)
General overview: ZeroTier est une solution de rĂ©seau virtuel qui existe depuis 2014 et qui a gagnĂ© en popularitĂ© grĂące Ă sa grande facilitĂ© dâutilisation et ses fonctionnalitĂ©s avancĂ©es de virtualisation de rĂ©seau. Techniquement, ZeroTier se prĂ©sente comme un commutateur Ethernet virtuel planĂ©taire : il crĂ©e un rĂ©seau virtuel extended LAN (Layer 2) sur Internet, oĂč chaque nĆud se voit attribuer une adresse virtuelle et peut communiquer en broadcast, multicast, etc., comme sur un vrai rĂ©seau local. Le client ZeroTier est open source (code disponible), ce qui permet thĂ©oriquement de sâauto-hĂ©berger entiĂšrement la solution. Cependant, par dĂ©faut la plupart des utilisateurs utilisent lâinfrastructure cloud de ZeroTier, nous y reviendrons dans la section suivante. Ici, nous dĂ©crivons le cas de figure oĂč une PME souhaite manage its own ZeroTier network, sans dĂ©pendre du cloud public ZeroTier.
How it works: ZeroTier, cĂŽtĂ© client, fonctionne de maniĂšre assez similaire aux autres VPN mesh : chaque nĆud crĂ©e des liens pair-Ă -pair avec les autres pour Ă©changer du trafic, en essayant la connexion directe et sinon en passant par des relais. La grosse diffĂ©rence est que ZeroTier opĂšre au niveau Ethernet (Layer 2), ce qui lui permet de transporter tout type de trafic (IPv4, IPv6, ARP, etc.) et mĂȘme de faire du bridging avec un rĂ©seau physique. ConcrĂštement, les nĆuds ZeroTier rejoignent un virtual network identified by an ID (un peu comme un SSID Wi-Fi). Un composant clĂ© est le controller de rĂ©seau : câest lui qui gĂšre les autorisations (qui est membre de tel rĂ©seau, quelles adresses virtuelles ils ont, quelles rĂšgles de flux sâappliquent). Dans lâoffre cloud, ce rĂŽle est assurĂ© par le service ZeroTier Central. En auto-hĂ©bergĂ©, vous devez dĂ©ployer votre own controller. Heureusement, le logiciel ZeroTier intĂšgre un mode contrĂŽleur que lâon peut activer via lâAPI ou la CLI, bien que non documentĂ© de façon trĂšs didactique pour les novices. De plus, ZeroTier utilise des root servers (appelĂ©s planĂštes et lunes dans leur jargon) pour permettre aux clients de se trouver sur Internet. Lâentreprise ZeroTier opĂšre un ensemble de serveurs racine publics par dĂ©faut. En auto-hĂ©bergement complet, on peut choisir de ne pas utiliser ceux-lĂ et de mettre en place ses propres serveurs racine (par ex., dĂ©ployer des âmoonsâ). Câest une configuration avancĂ©e, destinĂ©e surtout aux environnements isolĂ©s ou exigeants en souverainetĂ©. En rĂ©sumĂ©, en mode auto-hĂ©bergĂ©, vous pourriez : 1) dĂ©ployer un contrĂŽleur ZeroTier privĂ© qui gĂšre votre rĂ©seau virtuel (et donc vous avez votre propre interface/API pour autoriser des membres, configurer le rĂ©seau), 2) Ă©ventuellement dĂ©ployer des serveurs racine ZeroTier (ou moons) pour que vos clients nâaient pas besoin de contacter lâinfrastructure officielle. Les clients ZeroTier peuvent ĂȘtre configurĂ©s pour utiliser votre planĂšte de serveurs plutĂŽt que celle de ZeroTier Inc, rĂ©alisant ainsi un fully autonomous mesh VPN. Le fonctionnement pair-Ă -pair pour les donnĂ©es reste identique, et ZeroTier excelle dans la NAT traversal (câest un de ses points forts, il utilise divers algorithmes pour Ă©tablir les connexions directes ou recourir Ă des relais si nĂ©cessaire).
Deployment and usage: Autant le cas dâutilisation cloud de ZeroTier est plug-and-play, autant la voie de lâauto-hĂ©bergement demande un effort technique. Le contrĂŽleur ZeroTier est disponible via une API JSON REST dans le dĂ©mon ZeroTier lui-mĂȘme. Cela signifie que pour crĂ©er un rĂ©seau, ajouter un membre, etc., vous devrez soit appeler ces API via des scripts, soit utiliser un outil tierce. La communautĂ© a produit par exemple ZTNCUI (ZeroTier Network Controller UI), une interface web non officielle pour contrĂŽler un serveur ZeroTier privĂ©. ZeroTier Inc a documentĂ© le minimum pour mettre en place un contrĂŽleur et des root servers
, mais recommande cela uniquement pour les cas dâusage spĂ©cifiques (et rĂ©serve la condition que tout usage commercial de leur techno auto-hĂ©bergĂ©e doit respecter leur licence â gratuitement jusquâĂ un certain point, mais probablement payant Ă trĂšs grande Ă©chelle). Pour une PME toutefois, ces limitations de licence ne devraient pas poser problĂšme, on parle de milliers de nĆuds avant dâatteindre des cas payants. En pratique, vous installeriez le service ZeroTier sur une machine Linux que vous dĂ©diez comme contrĂŽleur (celui-ci nâa pas besoin dâĂȘtre puissant du tout). Vous crĂ©eriez un rĂ©seau via lâAPI, puis vous configureriez vos clients ZeroTier pour âjoindreâ ce rĂ©seau. Au moment oĂč un client tente de joindre, il contactera votre contrĂŽleur (il faut lui indiquer lâadresse de votre contrĂŽleur au lieu de celui par dĂ©faut) pour lâautorisation. Vous verrez le nouvel Ă©quipement en attente et pourrez lâapprouver (via un appel API ou une UI tierce). AprĂšs cela, lâappareil reçoit sa configuration rĂ©seau (une adresse virtuelle ZeroTier) et peut communiquer avec les autres. Câest trĂšs similaire Ă lâexpĂ©rience cloud, sauf que everything is done manually via API Ă moins dâutiliser un outil auxiliaire. Autre option : ZeroTier propose aux clients entreprise un pack de contrĂŽleur on-premises plus user-friendly, mais cela sort du cadre open source (câest payant). Niveau usage quotidien, une fois configurĂ©, ça marche comme en cloud : lâutilisateur lance ZeroTier, rentre lâID de rĂ©seau et câest tout. Donc lâauto-hĂ©bergement nâimpacte pas lâutilisateur final, seulement lâadministration en coulisse.
Control and security: ZeroTier permet de dĂ©finir des flow rules associĂ©es Ă un rĂ©seau, qui agissent comme des ACL/firewall au sein du rĂ©seau virtuel. Par exemple, on peut Ă©crire une rĂšgle pour bloquer tel type de trafic entre certaines machines. Ces rĂšgles, Ă©crites dans un langage propre Ă ZeroTier, sont distribuĂ©es Ă tous les clients qui les appliqueront. Cela donne un bon contrĂŽle sur qui peut parler Ă qui et comment, directement au niveau du rĂ©seau overlay. En auto-hĂ©bergĂ©, vous bĂ©nĂ©ficiez bien sĂ»r de toutes ces fonctionnalitĂ©s sans restriction. LâintĂ©gration avec des systĂšmes dâidentitĂ© (SSO, annuaires) nâest pas native dans la version open source. ZeroTier Inc a introduit un support SSO/OIDC pour sa console cloud entrepriseă8â ă, mais si vous gĂ©rez vous-mĂȘme, il faudra reproduire cela manuellement (par exemple, en interfaçant lâAPI pour autoriser automatiquement les membres dont lâemail apparaĂźt dans un LDAP, etc.). En dâautres termes, ZeroTier self-hosted offre un full control over the data (rien ne transite par des serveurs tiers sauf ce que vous nâavez pas remplacĂ©, comme les roots si vous gardez ceux par dĂ©faut) et sur la configuration du rĂ©seau, mais vous perdez la simplicitĂ© du SSO ou du âmagiqueâ quâoffrent les services gĂ©rĂ©s. CĂŽtĂ© sĂ©curitĂ© du protocole : ZeroTier utilise son propre protocole de chiffrement (pas WireGuard) mais il est open source et Ă©prouvĂ© depuis des annĂ©es. Les communications sont chiffrĂ©es de bout en bout entre clients, et le contrĂŽleur voit les meta-donnĂ©es (quel nĆud est sur quel rĂ©seau, son adresse IP publique, etc.) mais pas le contenu des paquets. En self-host, ces meta-donnĂ©es restent chez vous. Notez que lâauto-hĂ©bergement complet (avec vos propres root servers) permet mĂȘme dâavoir un rĂ©seau ZeroTier completely self-contained (par exemple pour des machines qui nâont pas accĂšs Ă Internet, on pourrait imaginer un ZeroTier sur un rĂ©seau LAN isolĂ© pour faire de la segmentation interne). Peu de PME iront jusque-lĂ , mais câest possible.
Costs: Le logiciel ZeroTier est gratuit jusquâĂ un certain seuil et open source. Lâauto-hĂ©berger vous-mĂȘme Ă©vite lâabonnement Premium de ZeroTier (qui sâapplique normalement au-delĂ de 50 nĆuds ou pour avoir plus de fonctionnalitĂ©s sur leur cloud). Ici, vos seuls coĂ»ts sont lâhĂ©bergement du contrĂŽleur et Ă©ventuellement des serveurs root. Un petit VPS (ou mĂȘme un Raspberry Pi local) peut faire office de contrĂŽleur. Si vous voulez des root servers privĂ©s rĂ©partis gĂ©ographiquement, ça peut impliquer 2-3 petits serveurs dans le monde. Mais pour dĂ©marrer, ce nâest pas nĂ©cessaire, les clients peuvent trĂšs bien sâappuyer sur les root servers publics existants pour la mise en relation initiale, mĂȘme si le contrĂŽleur est Ă vous. Il faut juste savoir que si, par exemple, Internet coupait lâaccĂšs aux roots publics, vos clients ne se trouveraient plus. En termes dâeffort humain, lâinstallation du contrĂŽleur ZeroTier demande du temps de comprĂ©hension (lâAPI, la gestion via cURL ou via un outil custom). Ce nâest pas plug-and-play. Donc, le âprixâ est surtout en complexitĂ©. On peut considĂ©rer quâself-hosting ZeroTier is a niche choice pour les PME fĂ©rues de technique ou ayant des besoins rĂ©glementaires forts.
Maturity and community: ZeroTier est trĂšs popular dans la communautĂ© IT, et cela depuis plusieurs annĂ©es. On recense des millions dâinstallations. La communautĂ© dâutilisateurs est consĂ©quente â mais la majoritĂ© utilise la version cloud. NĂ©anmoins, de nombreux hobbyistes et experts ont expĂ©rimentĂ© lâauto-hĂ©bergement et partagent des outils (on a citĂ© ZTNCUI, il y a aussi des scripts Docker pour un contrĂŽleur minimal, etc.). ZeroTier Inc fournit de la documentation sur lâauto-hĂ©bergement, ce qui est bon signe sur lâouverture de la plateforme. Le logiciel en lui-mĂȘme est stable et rĂ©guliĂšrement mis Ă jour. Sur un plan performances, ZeroTier en mode routage userland est un peu moins rapide que WireGuard kernel dans certains tests, mais reste trĂšs correct (il peut atteindre plusieurs centaines de Mbit/s, largement suffisant pour la plupart des PME). Sa stability est reconnue : il nâest pas rare de voir un client ZeroTier tourner des mois sans interruption, permettant Ă des sites distants de rester connectĂ©s en permanence. Quant Ă la durabilitĂ©, ZeroTier Inc Ă©tant une entreprise (rĂ©cemment acquise par Canonical fin 2023), la technologie a de bonnes chances dâĂ©voluer et dâĂȘtre supportĂ©e sur le long terme. La communautĂ© peut aider via les forums officiels, Discord, Reddit, etc., en cas de souci, mĂȘme en mode auto-hĂ©bergĂ© (bien que moins courant, donc moins de monde a lâexpertise prĂ©cise).
Self-hosted ZeroTier summary: Cette option sâadresse aux PME qui veulent bĂ©nĂ©ficier de la power of ZeroTier (facilitĂ© dâajout de nĆuds, rĂ©seau flexible L2, rĂšgles fines) tout en gardant tout en interne pour des raisons de confidentialitĂ© ou de conformitĂ©. Câest un excellent compromis entre un WireGuard brut (oĂč tout est manuel) et un service cloud (oĂč tout est tiers) â Ă condition dâaccepter la charge de lâadmin. Pour une PME ayant un administrateur rĂ©seau compĂ©tent, ce peut ĂȘtre un projet intĂ©ressant, surtout si elle a des rĂ©ticences Ă confier ses rĂ©seaux Ă un service externe. Pour dâautres, la complexitĂ© ne vaudra pas le gain, et elles prĂ©fĂ©reront soit du Nebula (autonome mais plus simple niveau contrĂŽleur) soit directement un service cloud comme Tailscale ou ZeroTier Central qui offrent la mĂȘme expĂ©rience sans effort.
Tailscale (commercial cloud offering)
General overview: Tailscale est une solution de VPN maillĂ© relativement rĂ©cente (lancĂ©e en 2019) qui a rapidement gagnĂ© en notoriĂ©tĂ© grĂące Ă son extrĂȘme simplicitĂ© dâutilisation. Tailscale utilise le protocole WireGuard sous le capot pour le chiffrement, mais apporte par-dessus un cloud-managed control plane et une intĂ©gration aux identitĂ©s dâentreprise. Lâobjectif avouĂ© de Tailscale est de rendre le VPN aussi facile que possible, y compris pour des non-spĂ©cialistes : âinstallez, connectez-vous, et ça marcheâ. Il est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© des dĂ©veloppeurs, des PME et mĂȘme des particuliers pour connecter des homelabs, parce quâil Ă©limine la plupart des tracas de configuration. Tailscale est un service commercial SaaS, bien quâil propose une gĂ©nĂ©reuse offre gratuite pour usage personnel ou petites Ă©quipes de 1 Ă 3 utilisateurs.
How it works: Tailscale adopte une architecture peer-to-peer with centralized coordination. Chaque client Tailscale que vous installez (sur PC, Mac, serveur Linux, smartphoneâŠ) va, au dĂ©marrage, sâauthentifier auprĂšs du Tailscale coordination server. Ce serveur central (gĂ©rĂ© par Tailscale Inc sur leurs infrastructures) enregistre la clĂ© publique du client et lui fournit la liste des autres pairs de son rĂ©seau privĂ© (appelĂ© âtailnetâ dans leur jargon). Il agit en quelque sorte comme un annuaire et un serveur dâauthentification. Une fois cela fait, le client Ă©tablit les connexions directes chiffrĂ©es WireGuard vers les autres clients quand il en a besoin. Tailscale utilise Ă©galement un rĂ©seau de relay servers called DERP (relay servers distribuĂ©s Ă travers le monde) pour faire transiter le trafic si un pair ne peut absolument pas avoir de connexion directe vers un autre (cas de NAT symĂ©triques trĂšs restrictifs par exemple). Tout ce plan de contrĂŽle est transparent pour lâutilisateur, si ce nâest quâil nĂ©cessite Internet pour contacter le serveur de coordination. Tailscale nâa pas de mode âofflineâ auto-hĂ©bergĂ© officiel (bien que la communautĂ© ait créé âHeadscaleâ, un clone open source du serveur â non couvert ici). Donc, en bref, Tailscale = clients WireGuard + serveur central dans le cloud pour orchestrer lâĂ©change de clĂ©s et la dĂ©couverte + Ă©ventuellement relais en cloud si nĂ©cessaire. Le modĂšle de confiance est tel que Tailscale (la sociĂ©tĂ©) cannot read your data (les tunnels WireGuard sont de bout en bout entre clients), mais elle a connaissance de la cartographie de votre rĂ©seau privĂ© (quels appareils, quels IP virtuels, qui est connectĂ©).
Deployment and usage: Câest le point fort de Tailscale : le dĂ©ploiement est near-instantaneous. Pour une PME, cela se traduit par : on crĂ©e un compte Tailscale (souvent liĂ© Ă son domaine dâentreprise Google Workspace, Microsoft 365 ou autre), on invite Ă©ventuellement des coĂ©quipiers, puis chacun installe le petit client sur son appareil et se connecte avec son compte dâentreprise (SSO). AussitĂŽt, lâappareil apparaĂźt dans le tableau de bord administrateur et est reliĂ© aux autres. Il nây a pas de configuration de clĂ©s, de ports, de firewall complexe : Tailscale gĂšre tout en arriĂšre-plan. Lâinterface dâadmin (via le web) permet de renommer les appareils, de les regrouper, de gĂ©rer des tags. Lâadministrateur peut dĂ©finir des ACLs via un fichier de configuration (en JSON ou HCL, mais Tailscale propose aussi un Ă©diteur visuel de rĂšgles simple pour les cas courants). Ces ACL permettent par exemple de dire : âles machines taggĂ©es serveur acceptent uniquement les connexions des utilisateurs du groupe Adminâ ou âlâimprimante du bureau nâest pas accessible via Tailscaleâ etc. En termes dâeffort, câest trĂšs accessible : en quelques heures on peut Ă©quiper toute lâentreprise. Tailscale sâoccupe aussi du name meshing : chaque machine a un nom du type hostname.tailnet-yourdomaine.ts.net, ce qui facilite la connexion sans connaĂźtre les IP. De plus, Tailscale propose des fonctionnalitĂ©s annexes apprĂ©ciables comme MagicDNS (intĂ©gration DNS interne), Split tunneling configurables, ou encore des âExit nodesâ (pour sortir sur Internet via un point particulier si on veut). Pour lâutilisateur final, lâapplication Tailscale affiche simplement qui est connectĂ© dans votre rĂ©seau, avec un gros bouton on/off. Sur mobile, câest aussi simple quâune appli VPN standard. Cette approche en fait une solution parfaite pour les PME ne disposant pas de service IT dĂ©diĂ©, ou pour des Ă©quipes oĂč on ne veut pas perdre du temps en configuration technique.
Control and security: Bien que Tailscale soit gĂ©rĂ© dans le cloud, il offre de solides possibilitĂ©s de contrĂŽle. La premiĂšre couche, câest lâSSO/Identity integration : vous pouvez lier Tailscale Ă votre fournisseur dâidentitĂ© (Google, Microsoft Azure AD, Okta, etc.). Ainsi, lorsque quelquâun installe Tailscale, il doit se connecter via ce fournisseur â ce qui garantit quâil sâagit bien dâun employĂ© autorisĂ©. Vous pouvez aussi paramĂ©trer la validation automatique ou manuelle des nouveaux appareils. Ensuite, via les ACLs mentionnĂ©es, on peut imposer une politique zero-trust : par dĂ©faut Tailscale relie tout le monde, mais lâadmin peut dĂ©cider de restreindre fortement. Par exemple, isoler les environnements : dev, prod, etc., ou encore faire du RBAC (contrĂŽle par rĂŽle) sur lâaccĂšs Ă telle application. Les ACL de Tailscale sont dĂ©finies dans la console et appliquĂ©es par le moteur central qui, en gros, dĂ©cide quels pairs âvoientâ quels autres. Si une connexion nâest pas autorisĂ©e par les ACL, Tailscale empĂȘchera les deux nĆuds dâĂ©changer (il filtre au niveau des paquets). Câest donc trĂšs facile Ă ajuster et Ă auditer. Sur le plan sĂ©curitĂ© protocole, Tailscale hĂ©ritant de WireGuard, câest du chiffrement solide (ChaCha20-Poly1305 pour les donnĂ©es, Noise protocol pour lâĂ©tablissement). Tailscale rajoute la rotation automatique des clĂ©s rĂ©guliĂšrement pour plus de sĂ©curitĂ©. Par ailleurs, toutes les connexions Ă©tant liĂ©es aux comptes utilisateurs, on peut rĂ©voquer lâaccĂšs dâune personne en un clic (suspendre son compte ou retirer son appareil). Tailscale fournit aussi des logs dâaudit (surtout dans les plans payants) pour savoir qui sâest connectĂ© quand, etc. Un petit plus : Tailscale a introduit rĂ©cemment le concept de Firewall integration (devices that can act as subnet routers or funnels) et machine certificates â ce dernier permet Ă un appareil Tailscale dâobtenir un certificat x509 liĂ© Ă son identitĂ©, ce qui peut servir Ă authentifier la machine sur dâautres services. Globalement, Tailscale est trĂšs complet en termes de sĂ©curitĂ© pour un usage PME, sans nĂ©cessiter dâen comprendre tous les rouages.
Costs: Tailscale propose un modĂšle Freemium. Pour usage personnel (jusquâĂ 1 utilisateur / 20 appareils) câest gratuit. Pour une Ă©quipe ou PME, le plan payant dĂ©marre autour de 5$ par utilisateur par mois (avec 5 Ă 10 appareils par utilisateur inclus). Il existe aussi un plan âbusinessâ un peu plus cher apportant des fonctionnalitĂ©s avancĂ©es (SSO obligatoire, key rotation personnalisĂ©e, etc.). Pour une PME de, disons, 50 employĂ©s, on peut sâattendre Ă un coĂ»t aux alentours de 250 $ par mois si tous doivent ĂȘtre connectĂ©s (ce qui reste gĂ©nĂ©ralement infĂ©rieur au coĂ»t de maintenir sa propre solution si on compte le temps humain). Ă noter que le prix per user peut ĂȘtre plus ou moins intĂ©ressant selon lâusage : chez Tailscale un âutilisateurâ correspond gĂ©nĂ©ralement Ă une personne rĂ©elle avec plusieurs appareils. Si votre usage câest connecter 100 IoT ou serveurs qui nâont pas dâhumains derriĂšre, la tarification nâest pas parfaitement adaptĂ©e (ZeroTier en cloud facture plutĂŽt par appareil par paquets de 25). Tailscale inclut dans ses coĂ»ts lâinfrastructure de relais, la coordination, le support technique (pour les plans entreprise). On peut estimer que pour une petite PME (<5 personnes), le plan gratuit ou âTeams Starterâ peut suffire Ă coĂ»t zĂ©ro. Au-delĂ , il faudra budgĂ©ter un abonnement. Il nây a pas de coĂ»ts cachĂ©s dâinfrastructure car vous nâhĂ©bergez rien de votre cĂŽtĂ© (hormis Ă©ventuellement un petit serveur si vous utilisez un âsubnet routerâ pour connecter un rĂ©seau local entier, mais ce nâest pas obligatoire). Et bien sĂ»r, vous Ă©conomisez du temps dâadministration rĂ©seau.
Maturity and community: En quelques annĂ©es, Tailscale a acquis une base dâutilisateurs fervents et une active community. Le produit est en dĂ©veloppement constant (nouvelles fonctionnalitĂ©s ajoutĂ©es tous les quelques mois) par une startup dynamique, soutenue par des investisseurs. Câest Ă la fois un avantage (innovation rapide, ajout de fonctions utiles) et un point Ă surveiller (la sociĂ©tĂ© est jeune, non profitable en lâĂ©tat â toutefois sa croissance et son adoption laissent penser quâelle sâinscrit pour durer, dâautant quâelle se base sur un protocole standard). La communautĂ© technique discute beaucoup de Tailscale sur les forums, Reddit, etc., pour des usages allant de âconnecter mes machines persoâ jusquâĂ âremplacer notre VPN dâentreprise Ciscoâ. Les avis convergent sur sa stability : bien que ce soit du user-space WireGuard (donc un poil moins rapide quâen kernel), pour la plupart des usages on parle de saturer une fibre classique sans souci. Il y a des cas connus dâutilisation professionnelle sans accrocs. Tailscale Ă©tant multiplateforme, il y a des clients pour Windows, Mac, Linux (y compris ARM, etc.), iOS, Android, Synology, et mĂȘme des plugins Docker. Cette ubiquitĂ© en fait un choix sĂ»r pour lâavenir proche. Lâentreprise derriĂšre Tailscale est basĂ©e au Canada, ce qui peut rassurer certaines organisations quant Ă la juridiction (mĂȘme si les serveurs peuvent ĂȘtre globalement distribuĂ©s).
Tailscale summary: Pour une PME cherchant la simplest possible solution pour dĂ©ployer un VPN maillĂ©, Tailscale est un candidat de choix. Il brille par sa facilitĂ© (autant pour lâinstallation que la gestion des accĂšs via SSO et ACL), ce qui se traduit par un gain de temps et une rĂ©duction des erreurs de configuration. Sa dĂ©pendance Ă un service cloud peut poser des questions de trust (il faut ĂȘtre Ă lâaise avec le fait quâun tiers gĂšre le contrĂŽle de votre rĂ©seau, mĂȘme sâil ne voit pas les donnĂ©es chiffrĂ©es). La plupart des entreprises considĂšrent que câest un compromis acceptable Ă©tant donnĂ© les bĂ©nĂ©fices. Cependant, pour des secteurs trĂšs rĂ©glementĂ©s ou soucieux de souverainetĂ©, le fait que les mĂ©tadonnĂ©es de connexion passent par les serveurs de Tailscale (hĂ©bergĂ©s aux Ătats-Unis ou ailleurs) pourrait ĂȘtre un frein. En somme, Tailscale convient parfaitement aux PME qui ont peu de ressources IT et veulent quelque chose qui âjust worksâ pour connecter leurs Ă©quipes en tĂ©lĂ©travail et protĂ©ger leurs services internes, avec une approche moderne de sĂ©curitĂ©. Il comblera un peu moins ceux qui voudraient tout personnaliser ou tout garder on-premises.
ZeroTier Central (commercial cloud service)
General overview: Pour terminer, considĂ©rons ZeroTier in managed cloud version, câest-Ă -dire lâutilisation standard du service proposĂ© par ZeroTier Inc via leur plateforme ZeroTier Central. Câest en quelque sorte lâĂ©quivalent de Tailscale mais avec les spĂ©cificitĂ©s de ZeroTier. Ici, vous ne dĂ©ployez pas votre propre contrĂŽleur, vous utilisez celui de ZeroTier Inc. LâintĂ©rĂȘt est bien sĂ»r de bĂ©nĂ©ficier de la configuration simplicity sans se soucier de lâinfrastructure. ZeroTier, comme Ă©voquĂ©, offre un rĂ©seau virtuel de niveau 2 trĂšs flexible. La solution cloud convient aux PME qui veulent utiliser ZeroTier sans hĂ©berger quoi que ce soit.
How it works: En mode cloud, les clients ZeroTier que vous installez sur vos machines vont par dĂ©faut communiquer avec les public root servers de ZeroTier pour rejoindre le rĂ©seau global (la âplanĂšteâ ZeroTier). Vous crĂ©ez un rĂ©seau virtuel sur le site my.zerotier.com (appelĂ© ZeroTier Central). Ce rĂ©seau a un ID unique. Chaque client qui connaĂźt cet ID peut demander Ă le rejoindre. Le contrĂŽleur cloud (ZeroTier Central) maintient la liste des membres autorisĂ©s, leurs adresses virtuelles, etc. Lorsquâun de vos appareils se connecte, il reçoit du contrĂŽleur la configuration (par ex., âlâappareil A a lâIP virtuelle 10.10.10.5/24 sur le rĂ©seauâ). Les clients essaieront de se connecter en pair-Ă -pair comme toujours, en utilisant lâinfrastructure ZeroTier (roots, relais) pour sâentraider Ă se trouver si besoin. En mode cloud, câest ZeroTier Inc qui maintient cette infra globale de dĂ©couverte. Eux peuvent sâassurer quâil y a toujours des relais disponibles, que les serveurs dâautoritĂ© rĂ©pondent rapidement, etc. Pour vous, administrateur, lâinterface web ZeroTier Central permet de see all your nodes, de les grouper, de activer/dĂ©sactiver, configurer des routes ou des passerelles. ZeroTier Ă©tant L2, on peut mĂȘme bridger un rĂ©seau local en cochant une option sur un nĆud (ce qui permet Ă un nĆud dâagir comme un switch vers un LAN physique). En un mot, le mode cloud vous offre turnkey ZeroTier.
Deployment and usage: CĂŽtĂ© utilisation, ZeroTier cloud est trĂšs proche de Tailscale dans lâesprit, avec quelques diffĂ©rences pratiques. On commence par crĂ©er un compte sur le site ZeroTier (lĂ aussi possibilitĂ© de lier Google ou Microsoft pour SSO utilisateur, mais ce nâest pas orientĂ© âutilisateurs multiplesâ de la mĂȘme façon que Tailscale ; gĂ©nĂ©ralement câest un compte admin qui gĂšre tout, puis on distribue un Network ID aux clients). Ensuite, vous installez le client sur chaque machine (le client ZeroTier est disponible pour Windows, Mac, Linux, Android, iOS...). Pour joindre le rĂ©seau, vous pouvez soit entrer lâID rĂ©seau manuellement via la CLI ou lâUI du client, soit utiliser un lien dâinvitation. Une fois quâun appareil demande Ă joindre, il apparaĂźt dans votre console Central comme âen attente dâautorisationâ. Lâadmin doit alors lâautoriser (Ă moins de mettre le rĂ©seau en mode âauto-approveâ public, ce qui est rare en contexte pro). Cette Ă©tape dâapprobation manuelle est une lĂ©gĂšre friction comparĂ©e Ă Tailscale oĂč lâauthentification utilisateur suffit Ă auto-valider les Ă©quipements. Mais elle garantit que mĂȘme si quelquâun connaissait lâID, il ne peut pas rentrer sans validation. Une fois autorisĂ©, lâappareil obtient son adresse (que vous pouvez Ă©ventuellement fixer ou laisser en auto-attribution). Tout de suite, il peut communiquer avec les autres selon les rĂšgles dĂ©finies. La console permet de dĂ©finir des flow rules en langage ZeroTier pour implĂ©menter des ACL. Par exemple, on peut y Ă©crire quâune certaine plage ou un certain tag ne peut pas communiquer avec tel autre. Ce langage est puissant mais un peu Ă©sotĂ©rique pour un dĂ©butant â câest moins convivial quâune liste dâaccĂšs de Tailscale par exemple. Heureusement, pour de petits rĂ©seaux, on peut sâen sortir en nâautorisant que certaines machines et en gardant des rĂšgles par dĂ©faut. ZeroTier Central permet Ă©galement de paramĂ©trer la IP configuration du rĂ©seau (IPv4/IPv6, etc.), ce qui est assez flexible (on peut avoir plusieurs sous-rĂ©seaux virtuels, du multicast, etc.). Pour lâutilisateur final, ZeroTier se fait discret : sur PC il tourne en tĂąche de fond, sur mobile il se comporte comme un VPN classique Ă activer. La gestion peut ĂȘtre un peu plus technique que Tailscale car il faut parfois expliquer Ă lâutilisateur comment entrer lâID et attendre lâapprobation, mais câest globalement assez simple.
Control and security: En mode cloud, câest ZeroTier Inc qui dĂ©tient le contrĂŽle plane. Donc, vos nĆuds contactent leurs serveurs pour tout ce qui est coordination. La confidentialitĂ© du trafic reste assurĂ©e (chiffrement de bout en bout), mais les mĂ©tadonnĂ©es (qui est sur quel rĂ©seau, quand une machine se connecte) sont potentiellement visibles par eux. Ils ont cependant une politique de ne pas espionner, et proposent mĂȘme du SSO pour lâaccĂšs Ă la console admin (pour entreprises via SAML/OIDC). ComparĂ© Ă Tailscale, ZeroTier nâa pas une notion forte de âutilisateurs avec comptes individuelsâ au niveau de son service â câest plus orientĂ© âvous gĂ©rez un rĂ©seau et vous y ajoutez des nĆudsâ. Ceci dit, ils ont introduit la possibilitĂ© dâassocier des comptes et dĂ©lĂ©guer lâadmin Ă dâautres sur un rĂ©seau, etc. Concernant la sĂ©curitĂ© interne du rĂ©seau, on a Ă©voquĂ© les Flow Rules qui permettent dâĂ©crire des ACL trĂšs fines si nĂ©cessaire. ZeroTier permet aussi de dĂ©clarer des local network routers : par exemple, un nĆud peut annoncer quâil route le sous-rĂ©seau 192.168.1.0/24 vers le VPN â et grĂące à ça, on peut accĂ©der Ă tout un LAN distant via un seul client (câest Ă©quivalent Ă la fonction de subnet router de Tailscale). La sĂ©curitĂ© de ZeroTier a Ă©tĂ© Ă©prouvĂ©e sur le plan cryptographique, et la flexibilitĂ© L2 fait que certaines choses sont possibles (ex : on pourrait faire tourner un protocole custom ou de la dĂ©couverte rĂ©seau Ă distance, ce que Tailscale ne permet pas car limitĂ© Ă IP). Pour une PME, il faut juste ĂȘtre conscient que ZeroTier cloud implique de faire confiance Ă lâentreprise sur la gestion des accĂšs. On peut tout de mĂȘme minimiser les risques en utilisant des two-factor authentication sur le compte admin, en segmentant les rĂ©seaux (plusieurs rĂ©seaux ZeroTier pour diffĂ©rents usages) et en appliquant des rĂšgles strictes dĂšs le dĂ©but pour limiter la portĂ©e de chaque nĆud.
Costs: ZeroTier Central est gratuit jusquâĂ 50 nĆuds (appareils) ce qui, pour pas mal de petites PME, pourrait dĂ©jĂ suffire. Au-delĂ , ils fonctionnent sur un modĂšle de packs de nĆuds : il faut acheter 25 nĆuds supplĂ©mentaires Ă chaque fois, pour environ 29$/mois par pack de 25. Donc si vous avez 100 appareils, cela tourne autour de 58$/mois (2 packs en plus des 50 gratuits). Ce mode de tarification peut ĂȘtre plus predictable que le par utilisateur de Tailscale, notamment si une personne a plusieurs appareils ça compte plusieurs nĆuds. ZeroTier propose aussi une formule Enterprise avec un tarif personnalisĂ© et plus de services (support, on-prem controller packagĂ©, etc.). Mais pour une PME standard, on sera sur lâutilisation de la formule Basic (gratuite/petits packs). Niveau coĂ»ts indirects, utiliser ZeroTier cloud câest Ă©pargner du temps dâadministration comparĂ© Ă la solution auto-hĂ©bergĂ©e. Tout est compris dans le service. Donc financiĂšrement, câest assez intĂ©ressant, dâautant que la barre des 50 nĆuds gratuits est haute pour beaucoup de structures (par ex., 20 employĂ©s avec chacun PC + mobile + peut-ĂȘtre un serveur ou deux, on atteint Ă peine ~50). Il faut juste garder en tĂȘte quâen cas de croissance, on passe sur un palier payant, mais modulaire.
Maturity and community: Comme dĂ©jĂ soulignĂ©, ZeroTier est une solution mĂ»re avec une communautĂ© vaste. En mode cloud, vous bĂ©nĂ©ficiez automatiquement des mises Ă jour dâinfrastructure sans le voir. La sociĂ©tĂ© a fait ses preuves en termes de fiabilitĂ© du service. Par exemple, il est rare dâentendre que âZeroTier est en panne globaleâ â leur rĂ©seau est distribuĂ©, redondant. Ăvidemment, une dĂ©pendance existe : si demain lâentreprise arrĂȘte, vos rĂ©seaux disparaissent (vous pourriez alors passer en self-hosting, mais ce serait une transition Ă gĂ©rer). Cependant, la tendance actuelle (rachat par Canonical, intĂ©gration dans divers routeurs et appliances) donne confiance dans la pĂ©rennitĂ©. La communautĂ© utilisateur pourra vous aider sur les forums en cas de question, et ZeroTier Inc fournit documentation et support (le support direct et SLA Ă©tant surtout pour les clients Enterprise). Techniquement, la solution Ă©tant stable, vous nâaurez probablement pas besoin de beaucoup dâassistance aprĂšs la phase initiale. Un point annexe : ZeroTier Ă©tant open source, il y a un certain gage de transparence sur le fonctionnement, mĂȘme si en mode cloud le backend prĂ©cis est propriĂ©taire (ils ne publient pas leur serveur Central complet).
ZeroTier cloud summary: Câest une solution very well-balanced pour les PME qui veulent un VPN overlay flexible avec un minimum de maintenance. Par rapport Ă Tailscale, ZeroTier cloud offre plus dâoptions rĂ©seau (L2, choix dâadresses, bridgingâŠ) mais un tout petit peu moins dâintĂ©gration âenterpriseâ (pas de gestion fine par utilisateurs natifs, pas dâidentitĂ©s multiples â bien que vous puissiez toujours coupler avec dâautres outils). La facilitĂ© dâutilisation est excellente mĂȘme si lâinterface web est un peu plus technique. Si votre PME a, par exemple, des besoins spĂ©cifiques comme connecter non seulement des PC mais aussi des Ă©quipements rĂ©seau ou du matĂ©riel qui a besoin dâĂȘtre dans le mĂȘme sous-rĂ©seau virtuel, ZeroTier est idĂ©al. Si vous cherchez avant tout la simplicitĂ© pour des utilisateurs nomades, Tailscale est un poil plus user-friendly, mais ZeroTier se dĂ©fend trĂšs bien et reste comprĂ©hensible pour peu quâon prenne une heure pour lire la doc de base. In terms of sovereignty, ZeroTier cloud pose la mĂȘme question que Tailscale : donnĂ©es de contrĂŽle hors de votre contrĂŽle. Cependant, lâoption de migrer vers un self-host plus tard existe, ce qui peut rassurer (on pourrait dĂ©marrer en cloud, puis si un jour on veut rapatrier, câest faisable avec un peu dâeffort).

Summary comparison of the five solutions
Maintenant que nous avons passé en revue chaque solution, résumons les points clés de comparaison selon des critÚres importants pour une PME :
- Architecture and operating model : WireGuard est purement pair-Ă -pair sans infrastructure Ă part ce que vous crĂ©ez vous-mĂȘme (topologie manuelle). Nebula et ZeroTier sont pair-Ă -pair avec une coordination : Nebula nĂ©cessite de dĂ©ployer un ou des lighthouses (serveurs de dĂ©couverte) auto-hĂ©bergĂ©s, ZeroTier peut sâappuyer soit sur vos propres contrĂŽleurs/roots soit sur ceux du cloud. Tailscale et ZeroTier (cloud) reposent sur une coordination centralisĂ©e gĂ©rĂ©e par le fournisseur (serveurs SaaS) pour orchestrer les pairs, tout en gardant les Ă©changes de donnĂ©es en direct chiffrĂ©s entre clients. Une diffĂ©rence notable : ZeroTier opĂšre en mode rĂ©seau virtuel Ethernet (L2) tandis que les autres sont orientĂ©s IP (L3), mais pour un usage PME classique (accĂšs IP aux services) cela ne change pas grand-chose, sauf si vous avez besoin de fonctionnalitĂ©s rĂ©seau avancĂ©es.
- Ease of deployment : Du plus simple au plus technique, on peut classer ainsi :
- Tailscale : le plus simple, installation en quelques minutes, interface conviviale, pratiquement aucune config réseau à connaßtre.
- ZeroTier (cloud) : Ă©galement trĂšs simple, un peu plus âtechâ dans lâinterface que Tailscale, mais largement abordable. Lâapprobation manuelle des nĆuds peut demander une petite coordination interne.
- Nebula : intermĂ©diaire â demande de gĂ©nĂ©rer des certificats et de configurer des fichiers, mais avec un bon tutoriel on sâen sort. Une fois installĂ©, ça tourne tout seul.
- WireGuard : technique â configuration manuelle de chaque tunnel, peut convenir pour quelques machines mais devient complexe Ă grande Ă©chelle sans outils additionnels.
- ZeroTier (auto-hĂ©bergĂ©) : technique Ă©galement â dĂ©ployer un contrĂŽleur et manipuler lâAPI nâest pas trivial, câest une Ă©tape de plus par rapport Ă Nebula. On pourrait dire que câest le plus exigeant en administration initiale (sauf Ă souscrire la version Enterprise qui facilite).
- Control and security features :
- WireGuard offre un contrĂŽle total car vous gĂ©rez tout, mais nâa pas de fonctionnalitĂ©s de sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©es (pas dâACL prĂȘtes, pas dâidentitĂ©s utilisateurs). Vous devrez complĂ©ter avec dâautres mesures (firewall, etc.). Câest trĂšs sĂ»r en chiffrement, mais pas âsĂ©curisĂ© par politiqueâ par dĂ©faut.
- Nebula intĂšgre un pare-feu par identitĂ© trĂšs puissant. Vous pouvez segmenter finement votre rĂ©seau selon des groupes de machines. En revanche, pas dâintĂ©gration utilisateur/annuaire directe â câest plutĂŽt machine-centric.
- ZeroTier propose des flow rules qui permettent de mettre en place une micro-segmentation similaire (exemple : tel groupe dâIP ne peut pas parler Ă tel autre). En mode cloud, vous bĂ©nĂ©ficiez aussi potentiellement du SSO pour accĂ©der Ă la console admin. En auto-hĂ©bergĂ©, câest vous qui dĂ©finissez tout. ZeroTier peut sâintĂ©grer Ă des systĂšmes existants via son API pour automatiser le contrĂŽle dâaccĂšs.
- Tailscale apporte une gestion par utilisateurs et appareils trĂšs fine. On peut utiliser lâSSO pour lâauthentification, dĂ©finir des ACL par utilisateurs/groupes, voir les logs dâaccĂšs. Câest probablement celui qui offre le plus de contrĂŽles âhaut niveauâ tout en Ă©tant clĂ© en main, incarnant bien le concept Zero Trust pour PME (minimum de privilĂšges accordĂ©s, revocation facile, etc.).
- Integration and customization :
- WireGuard peut sâintĂ©grer Ă peu prĂšs nâimporte quoi (puisque câest vous qui le faites) mais nâa pas de fonctionnalitĂ©s spĂ©cifiques dâannuaire ou autres.
- Nebula and ZeroTier self-hosted nĂ©cessitent un peu dâingĂ©nierie si on veut les lier Ă une gestion dâentreprise (par exemple, Ă©crire un script qui gĂ©nĂšre un cert Nebula quand un nouvel employĂ© arrive, ou qui appelle lâAPI ZeroTier quand on met Ă jour un annuaire). Ils offrent beaucoup de libertĂ© pour personnaliser (open source oblige), mais il faut mettre les mains dedans.
- Tailscale and ZeroTier cloud fournissent dĂ©jĂ beaucoup : Tailscale a des intĂ©grations prĂȘtes (par ex, on peut connecter Tailscale Ă Okta ou ActiveDirectory en quelques clics pour importer les groupes utilisateurs). ZeroTier cloud a une API Ă©galement si vous voulez automatiser lâajout dâappareils, et on peut lier le compte admin Ă un SSO pour la gestion.
- Si besoin dâintĂ©gration LDAP/SAML pour la connexion des utilisateurs au VPN : câest direct avec Tailscale, indirect avec ZeroTier (on peut utiliser SSO pour la console ou une authentification sur lâapp client via un script, mais ce nâest pas natif pour la session VPN elle-mĂȘme, puisquâil nây a pas de concept dâutilisateur). Nebula/WireGuard nâont pas ça du tout en natif.
- Costs and business model :
- WireGuard, Nebula, ZeroTier (self) : pas de coĂ»ts de licence, uniquement des coĂ»ts dâhĂ©bergement (minimes) et de maintenance humaine. Ce sont des solutions idĂ©ales si le budget est trĂšs serrĂ© mais que le temps/compĂ©tences sont disponibles.
- Tailscale, ZeroTier (cloud) : modĂšle abonnement. Tailscale par utilisateur (~5$/utilisateur/mois standard), ZeroTier par appareil au-delĂ de 50 gratuits (~1$ par appareil/mois dans les packs). Pour une PME de 20 personnes par exemple, Tailscale couterait ~100 $/mois, ZeroTier probablement gratuit ou ~30 $/mois selon le nombre dâappareils. Ces coĂ»ts incluent le support et lâinfrastructure, il faut les voir aussi comme lâĂ©conomie de ne pas gĂ©rer de serveurs VPN ni de temps passĂ©. Ă noter : pour un usage trĂšs faible (quelques utilisateurs), Tailscale peut revenir un peu plus cher que ZeroTier, mais pour plus dâutilisateurs avec plusieurs devices chacun, ça sâĂ©quilibre ou avantage Tailscale. En tout cas, les deux sont bien moins onĂ©reux que des solutions VPN dâentreprise traditionnelles ou des SD-WAN propriĂ©taires.
- Maturity, stability, community :
- WireGuard : trÚs stable, standard de facto du VPN moderne, énorme communauté (mais pas de support officiel autre que la communauté).
- Nebula : éprouvé chez Slack et quelques autres, communauté plus restreinte mais active dans son domaine. Logiciel stable mais qui nécessite un peu de compréhension.
- ZeroTier : plus de 10 ans dâexistence, large base dâutilisateurs, code robuste. CommunautĂ© large, et maintenant appui dâune plus grosse entreprise (Canonical) qui peut garantir la continuitĂ©. La dualitĂ© open source / service pro lui donne une bonne image de fiabilitĂ©.
- Tailscale : plus jeune mais en trĂšs forte croissance, communautĂ© enthousiaste (surtout dans le monde dev et startup), beaucoup de contributions (guide, outils open source compatibles). A montrĂ© sa fiabilitĂ© technique et est construit sur WireGuard qui est solide. Le principal point dâattention est sur la pĂ©rennitĂ© de lâentreprise (startup), mais elle semble sur la bonne voie avec lâadoption quâelle connaĂźt.
En fin de compte, chacune de ces solutions a ses strengths :
- WireGuard excelle en performance et minimalisme, parfait pour les administrateurs qui veulent du âfait maisonâ sans couche superflue.
- Nebula brille par son modĂšle de sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©e (certificats, filtrage par groupes) et son indĂ©pendance totale, idĂ©al pour un usage sur mesure oĂč lâon veut maĂźtriser chaque aspect.
- ZeroTier (auto-hĂ©bergĂ©) offre une flexibilitĂ© quasi infinie (on peut vraiment façonner son rĂ©seau comme on lâentend) et garantir que rien ne sort de son infrastructure, ce qui est top pour la souverainetĂ©, au prix dâefforts dâimplĂ©mentation.
- Tailscale remporte la palme de la simplicitĂ© et de lâergonomie, tout en fournissant les fonctionnalitĂ©s attendues par une PME moderne (SSO, ACL, mobilitĂ©).
- ZeroTier (cloud) apporte un bon compromis entre facilitĂ© et richesse fonctionnelle rĂ©seau, avec une gĂ©nĂ©rositĂ© sur le nombre dâappareils gratuits qui permet de tester largement avant dâengager des frais.
Recommendations
Pour aider à faire un choix, voici quelques recommandations basées sur les profils et besoins des PME :
- For very small businesses (VSBs) or SMBs without a dedicated IT department : Tailscale ressort souvent comme la solution la plus adaptĂ©e. Sa facilitĂ© dâinstallation et de gestion signifie que mĂȘme un dirigeant ou un technophile âamateurâ peut le mettre en place. Vous nâavez pas Ă gĂ©rer de serveur, lâinterface est claire et lâauthentification via Google/Microsoft compte existant simplifie lâonboarding. Par exemple, une startup de 10 employĂ©s en full tĂ©lĂ©travail pourra en une heure donner accĂšs Ă tout le monde au rĂ©seau privĂ© (pour atteindre un NAS, une base de donnĂ©es dans le cloud privĂ©, etc.), sans se soucier des dĂ©tails techniques. Le coĂ»t sera modeste (probablement gratuit ou le plan Team Ă une trentaine dâeuros par mois). Si vous ĂȘtes allergique Ă toute configuration et que la confidentialitĂ© des meta-donnĂ©es nâest pas critique pour vous, Tailscale est un excellent choix âplug & playâ.
- For SMBs with a small IT team that prefer to avoid foreign SaaS : ZeroTier in cloud mode peut convenir si la prĂ©occupation est surtout financiĂšre ou technique plutĂŽt que juridique. En effet, ZeroTier peut fonctionner quasi intĂ©gralement gratuitement jusquâĂ un certain point, ce qui est intĂ©ressant pour une PME de 30-40 personnes max. Câest une solution simple Ă dĂ©ployer Ă©galement, bien quâun peu plus technique que Tailscale (il faudra gĂ©rer les autorisations dâappareils et Ă©ventuellement Ă©crire quelques rĂšgles de flux). Si la souverainetĂ© des donnĂ©es de contrĂŽle est un souci (par ex. secteur mĂ©dical ou juridique craignant le CLOUD Act), alors ni Tailscale ni ZeroTier cloud ne seront pleinement satisfaisants â il faudrait considĂ©rer lâauto-hĂ©bergement. Mais pour une PME standard sans donnĂ©es hyper-sensibles, ZeroTier cloud permet de garder les avantages du mesh VPN sans coĂ»ts et avec la possibilitĂ© Ă moyen terme de migrer on-premises si requis. Pensez Ă ZeroTier cloud si vous avez des besoins rĂ©seau un peu spĂ©ciaux (ex : connecter deux rĂ©seaux locaux ensemble, ou utiliser des protocoles non-IP Ă travers le VPN) car son approche L2 le rend plus flexible pour ces cas-lĂ .
- For SMBs concerned with sovereignty, in regulated sectors, or with sensitive data : Les solutions open source auto-hĂ©bergĂ©es prennent tout leur sens. Nebula pourrait ĂȘtre le meilleur compromis dans ce scĂ©nario : il a Ă©tĂ© conçu pour la sĂ©curitĂ© et la performance, et vous gardez tout le contrĂŽle (vos serveurs lighthouses sont chez vous ou dans un cloud de confiance local, les certificats sont gĂ©rĂ©s en interne). Nebula est appropriĂ© si vous disposez dâun administrateur systĂšme ou rĂ©seau capable de le mettre en Ćuvre. Câest trĂšs bien pour, par exemple, une PME en technologie industrielle ou en finance qui doit absolument cloisonner ses accĂšs : Nebula vous donne la garantie quâaucun fournisseur tiers ne peut ajouter un nĆud âcachĂ©â ou voir vos machines (une prĂ©occupation soulevĂ©e parfois pour les mesh VPN cloudă0â ă). Alternativement, si votre Ă©quipe maĂźtrise dĂ©jĂ bien Linux et les rĂ©seaux, et que vous voulez bĂątir quelque chose de sur-mesure, vous pourriez utiliser WireGuard comme base â soit via un orchestrateur (comme Netmaker ou Netbird) pour retrouver des fonctionnalitĂ©s de coordination, soit via des scripts maison. WireGuard conviendrait pour un usage plus statique ou simple (par ex., relier 3 sites dâune entreprise de façon permanente). Mais pour un usage multi-utilisateurs nomades avec rotation frĂ©quente, ce sera vite lourd Ă gĂ©rer manuellement.
- For mid-size businesses (50â200 employees) : On sort un peu du cadre PME classique, mais on peut imaginer un scĂ©nario oĂč lâon cherche Ă Ă©quiper de nombreux collaborateurs. Dans ce cas, la question de lâĂ©chelle et de la gestion centralisĂ©e se pose encore plus. Tailscale peut toujours convenir (ses plans payants couvrent ce genre de taille et ils supportent les intĂ©grations dâentreprise comme Okta, ce qui aide pour lâautomatisation). ZeroTier cloud commencerait Ă engendrer un coĂ»t non nĂ©gligeable si on dĂ©passe largement 50 appareils, mais reste abordable comparĂ© Ă des solutions MPLS ou SD-WAN classiques. Nebula pourrait soutenir 200+ nĆuds sans problĂšme technique, mais la gestion des certificats pourrait nĂ©cessiter dâautomatiser (Ă©crire un petit outil interne par exemple). Il nâexiste pas encore de grosse suite commerciale autour de Nebula pour en faciliter lâadministration (Defined.net propose peut-ĂȘtre des services sur mesure). LâintĂ©gration avec un annuaire sera sans doute cruciale Ă cette Ă©chelle : avantage Tailscale et ZeroTier (via SSO ou API), alors que Nebula/WireGuard demanderaient plus de travail. En somme, pour 100+ utilisateurs, il est probable quâune solution gĂ©rĂ©e (Tailscale ou ZeroTier) soit la plus efficace en temps et en fonctionnalitĂ©s.
- Selon les secteurs dâactivitĂ© :
- Dans le technology or software sector, les Ă©quipes sont souvent Ă lâaise avec open source, donc Nebula ou WireGuard peuvent ĂȘtre adoptĂ©s facilement, et lâaspect souverainetĂ©/open source peut ĂȘtre un plus philosophique.
- Dans le manufacturing or logistics sector, oĂč il peut y avoir de lâIoT, des machines, etc., ZeroTier est intĂ©ressant car on peut lâembarquer dans divers environnements (par ex. il existe un client ZeroTier pour certaines solutions embarquĂ©es) et son cĂŽtĂ© L2 permet dâintĂ©grer des systĂšmes peut-ĂȘtre un peu anciens qui ne supporteraient pas un NAT par exemple.
- Dans le services, consulting, and general SMBs sector, Tailscale est attractif car il rĂ©duit la charge sur une Ă©ventuelle Ă©quipe IT rĂ©duite, tout en sâadaptant aux infrastructures cloud hybrides (on peut par exemple mettre un relais Tailscale dans un VPC AWS ou Azure pour y donner accĂšs aux employĂ©s sans exposer les ports).
- For the public or para-public sector in Quebec, la question des donnĂ©es hors Canada peut orienter vers Nebula ou ZeroTier self-host si la politique interne lâimpose. Cependant, cela doit ĂȘtre mis en balance avec les moyens disponibles pour le maintenir.
En conclusion, les mesh/overlay VPNs sont en train de devenir un pilier de lâinfrastructure des PME modernes, de la mĂȘme maniĂšre que les VPN classiques lâĂ©taient pour les grandes entreprises il y a 15 ans, mais avec la flexibilitĂ© et la sĂ©curitĂ© adaptĂ©es Ă lâĂšre du cloud et du tĂ©lĂ©travail. Chaque solution prĂ©sentĂ©e rĂ©pond Ă ces besoins sous un angle diffĂ©rent : du pur open source Ă faire soi-mĂȘme jusquâau service prĂȘt Ă lâemploi.
Pour faire votre choix, identifiez vos prioritĂ©s : simplicity and speed of implementation, minimal budget, full control and sovereignty, integration with your existing tools, etc. Il nây a pas de solution universellement âmeilleureâ : une petite agence web de 5 personnes nâaura pas la mĂȘme rĂ©ponse quâune entreprise industrielle de 50 salariĂ©s manipulant de la propriĂ©tĂ© intellectuelle sensible. Lâimportant est que vous preniez conscience des enjeux (ne pas laisser vos accĂšs se fragmenter ou se bricoler sans vision dâensemble) et que vous optiez pour une approche structurĂ©e avec lâun de ces outils. Avec un VPN maillĂ© bien choisi, vos employĂ©s pourront travailler securely comme sâils Ă©taient tous au mĂȘme endroit, et vos donnĂ©es critiques resteront bien Ă lâabri derriĂšre des murs numĂ©riques contrĂŽlĂ©s. Câest un investissement qui renforce Ă la fois la peace of mind de votre Ă©quipe informatique et la trust de vos clients/partenaires dans la robustesse de votre entreprise face aux menaces numĂ©riques.
Sources and bibliography:Â
- Slack Engineering â Introducing Nebula, the open source global overlay network from Slack (2019)
Tailscale â Nebula vs. Tailscale: Which VPN Alternative is Better for You?
Netmaker Blog â Tailscale vs ZeroTier: Comparing Top Overlay VPN Networks (2023)
Opensource.com â How I manage my own virtual network with ZeroTier (2022)
- PME Conforme â Data sovereignty: Is Quebec ready to take back control? (on Bill 25 and the cloud)
Hacker News (discussion) â Be aware, when you use mesh VPN products such as ZeroTier, Nebula or Tailscale⊠(2021)
(considerations on trust and security of mesh VPNs)