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Google Workspace and Microsoft 365 Backup: Essential Platforms and Practices

  • Sauvegarde de Google Workspace et Microsoft 365 : plateformes FOSS vs commerciales

TL;DR:

Le cloud n’est pas une sauvegarde. Google/Microsoft assurent surtout la disponibilité de la plateforme, pas la récupération complète de vos données dans tous les scénarios (suppression, corruption, compte compromis, ransomware).

Les protections natives ont des limites (corbeilles, versioning, rétention) : passé certains délais, une perte peut devenir définitive.

Les risques les plus fréquents : erreur humaine, malveillance interne, rançongiciel (y compris via la synchro), purge après départ d’un employé, et “corruption propagée” sur toutes les copies.

Deux grandes approches :

  • FOSS (open source) : coĂ»t logiciel bas, contrĂ´le et transparence, Ă©vite le verrouillage fournisseur, mais demande plus d’expertise (mise en place, supervision, mises Ă  jour, restauration).
  • Commercial : plus clĂ© en main, support, tableaux de bord, intĂ©grations/restore granulaire, mais abonnements (souvent par utilisateur) et parfois dĂ©pendance/format propriĂ©taire.

Le vrai coût (TCO) = licences + stockage + temps de maintenance + risques. Les solutions commerciales peuvent sembler abordables au départ, puis grimper avec la croissance (tarification par utilisateur / modules).

Sécurité & conformité (Loi 25 / souveraineté) : chiffrement solide, MFA, contrôle d’accès, tests de restauration, et surtout où les sauvegardes sont stockées et sous quelle juridiction (attention aux fournisseurs contrôlés à l’étranger).

Hébergement : on-prem = contrôle, mais vous gérez tout; cloud = résilience, mais enjeux de souveraineté; hybride = souvent le meilleur compromis (copie hors site + chiffrement client).

Côté FOSS, on cite des briques utiles (ex. Borg, Restic, Duplicati, Kopia) qui servent souvent à sauvegarder des exports/sync, plutôt qu’un “backup SaaS magique” tout-en-un.

Côté commercial, exemples fréquents : Veeam (M365), Acronis, AvePoint, Druva, etc., avec des différences importantes (SaaS vs serveur à gérer, couverture Google+M365, options de région).

Message final : la meilleure solution est celle que vous pouvez opérer et tester durablement, et un mix (FOSS + commercial ou service géré) est souvent réaliste. Mention : des partenaires comme Blue Fox peuvent opérer ces sauvegardes pour les PME québécoises.

Introduction : Cloud et faux sentiment de sécurité

L’adoption de suites infonuagiques comme Google Workspace et Microsoft 365 par les PME a explosé ces dernières années. Ces solutions offrent une fiabilité élevée, une accessibilité en tout lieu et des sauvegardes internes de certains éléments. Pourtant, un mythe persistant veut que les données hébergées « dans le cloud » soient automatiquement en sécurité, supprimant le besoin de les sauvegarder. En réalité, vos données restent votre responsabilité, même dans le cloud. Microsoft et Google gèrent l’infrastructure sous-jacente et la disponibilité des services, mais ne garantissent pas la récupération intégrale de vos contenus en cas de problème. Par exemple, la suppression accidentelle d’un courriel ou d’un fichier OneDrive, la corruption d’un document ou la compromission d’un compte peuvent entraîner une perte définitive sans solution de secours indépendante. Comme le dit l’adage, le cloud n’est pas une sauvegarde. Les recycle bins et systèmes de versionnage intégrés ont une portée limitée dans le temps : au-delà de certains délais de rétention, vos données supprimées deviennent irrécupérables.

En clair, cloud ne signifie pas infaillibilité. Microsoft l’admet d’ailleurs sans détour : dans son propre contrat de service, l’entreprise recommande aux usagers de sauvegarder régulièrement leurs contenus via un service tiers. Pourquoi cette recommandation explicite ? Parce que les fournisseurs cloud assurent la disponibilité de la plateforme et la protection contre des pertes majeures côté serveur (pannes matérielles, sinistres datacenter, etc.), mais la protection de la donnée utilisateur (emails, fichiers, messages) face aux erreurs humaines, menaces logicielles ou besoins de rétention légale reste à la charge du client. C’est le principe du modèle de responsabilité partagée : votre fournisseur gère l’enveloppe, vous gérez le contenu.

Ainsi, pour éviter des scénarios catastrophiques, email supprimé par inadvertance, document corrompu, infiltration malveillante ou ransomware chiffrant vos données, il est indispensable de mettre en place vos propres sauvegardes des environnements Google Workspace et Microsoft 365. Cette sauvegarde doit être séparée de la source (idéalement stockée dans un autre système ou emplacement) afin de rester disponible même si la plateforme primaire est indisponible ou compromise. Pour une PME, cela peut faire la différence entre une simple contrariété et un arrêt prolongé des opérations.

Pourquoi sauvegarder Microsoft 365 et Google Workspace ?

Même bien informés, de nombreux gestionnaires TI de PME croient encore que leurs courriels, documents et données de collaboration n’ont pas besoin de sauvegarde externe puisque « tout est déjà chez Microsoft/Google, donc protégé ». Cette vision sous-estime plusieurs risques concrets :

  • Erreurs humaines : Une mauvaise manipulation est vite arrivĂ©e. Un employĂ© supprime un fichier partagĂ© important, vide la corbeille par mĂ©garde, ou Ă©crase une version antĂ©rieure d’un document crucial. Sans sauvegarde externe, toute suppression non dĂ©tectĂ©e Ă  temps devient irrĂ©versible une fois le dĂ©lai de rĂ©cupĂ©ration dĂ©passĂ©. Or, ces dĂ©lais (30 jours par dĂ©faut pour la corbeille Gmail/Drive ou OneDrive, 93 jours pour la corbeille SharePoint, etc.) passent vite.
  • Malveillance ou rançongiciels : Aucune entreprise n’est Ă  l’abri d’un acte malveillant interne (un employĂ© qui efface intentionnellement des donnĂ©es avant de quitter, par exemple) ni d’une cyberattaque. Les ransomwares modernes peuvent chiffrer non seulement les postes de travail, mais aussi les contenus en ligne synchronisĂ©s. Une sauvegarde hors ligne ou hors cloud est alors votre meilleure garantie pour restaurer vos fichiers sans payer de rançon.
  • Limites des systèmes natifs : Certes, Microsoft 365 et Google Workspace intègrent des mĂ©canismes de rĂ©tention (historiques de versions de documents, corbeilles, Google Vault ou Microsoft Purview pour la conservation lĂ©gale, etc.). Toutefois, ces outils ne remplacent pas une sauvegarde complète : ils visent surtout des besoins Ă  court terme ou d’e-discovery interne. Ils ne couvrent pas tous les scĂ©narios (par exemple, la purge d’un compte après dĂ©part d’un employĂ© ou la corruption synchronisĂ©e de fichiers propagĂ©e sur toutes les copies). De plus, ils requièrent souvent une configuration spĂ©cifique et une surveillance rĂ©gulière, ce qui n’est pas toujours fait par manque de temps ou de connaissances spĂ©cialisĂ©es.
  • ContinuitĂ© d’activitĂ© et conformitĂ© : Une PME doit envisager le pire : que faire si les services cloud sont indisponibles pendant plusieurs heures ou jours ? Avez-vous une copie locale de vos documents vitaux pour continuer Ă  opĂ©rer ? Par ailleurs, certaines normes (secteur financier, santĂ©) ou lois peuvent exiger de conserver certains enregistrements au-delĂ  des durĂ©es gĂ©rĂ©es par l’éditeur du service. Par exemple, un courriel important supprimĂ© depuis 6 mois ne sera plus rĂ©cupĂ©rable via les outils natifs, mais si la rĂ©glementation vous impose de l’archiver 7 ans, vous ĂŞtes en dĂ©faut sans solution de sauvegarde autonome.

En somme, la sauvegarde indépendante de vos données cloud est une assurance essentielle. Elle vous permet de restaurer rapidement une boîte mail, un fichier Drive/OneDrive ou un site SharePoint/Google Site à un état antérieur, même longtemps après la suppression ou l’altération, et sans dépendre des bonnes grâces du fournisseur. Pour les PME québécoises, elle offre en prime une meilleure maîtrise de l’emplacement des données sauvegardées : en choisissant de garder ces backups localement (sur des serveurs au Québec ou du stockage cloud canadien), on simplifie la gouvernance des renseignements personnels et on s’aligne avec les obligations légales comme la Loi 25 sur la protection des données.

Plateformes FOSS vs plateformes commerciales : deux approches

Lorsque vient le moment de choisir une solution de sauvegarde pour Google Workspace ou Microsoft 365, deux grandes familles s’offrent à vous : les solutions dites FOSS (Free and Open Source Software, logiciels libres/open source) et les solutions commerciales propriétaires. Au-delà de la simple étiquette, ces deux catégories se distinguent par leur philosophie, leur modèle économique et leur mode de développement, avec des impacts concrets sur l’expérience utilisateur, les coûts et la flexibilité de la solution.

Qu’est-ce que le FOSS ? Il s’agit de logiciels dont le code source est ouvert et librement accessible, souvent développés de façon collaborative par une communauté. La licence d’utilisation est généralement gratuite (ou à très faible coût) et sans coûts de licence par utilisateur. Des exemples bien connus de FOSS incluent Linux, Firefox, ou dans notre contexte des outils de sauvegarde comme BorgBackup ou Duplicati. L’intérêt du FOSS réside dans la transparence, l’autonomie et la communauté : on peut inspecter le code (et ainsi vérifier la sécurité), le modifier si besoin, et profiter des améliorations apportées par d’autres utilisateurs à travers le monde. En contrepartie, ces solutions nécessitent souvent un peu plus de compétences techniques en interne pour l’installation et la maintenance, et le support officiel est limité (mais la communauté peut offrir de l’aide via forums, wiki, etc.).

Logiciels commerciaux : À l’opposé, les plateformes commerciales de sauvegarde sont développées par une entreprise privée. Elles sont généralement vendues sous forme de licences ou d’abonnements, avec un coût par utilisateur, par volume de données ou par service protégé. Leur code source est fermé. L’éditeur assure un support client (parfois 24/7), des mises à jour régulières garanties par contrat, et met en avant une expérience “clé en main” : interface conviviale, intégrations officielles avec les API de Microsoft/Google, installation guidée, etc. En somme, on paye pour un produit fini, packagé, avec assistance. En contrepartie, on accepte une forme de dépendance envers le vendeur (verrouillage propriétaire : les données sauvegardées sont souvent dans un format qui nécessite le logiciel pour être lues, et il faut rester client pour continuer à bénéficier des mises à jour). Les coûts peuvent aussi s’accumuler selon le nombre d’utilisateurs ou de fonctionnalités souhaitées.

En caricaturant un peu, opter pour du FOSS c’est choisir la flexibilité et la maîtrise, quitte à investir plus de temps technique au départ, tandis qu’une solution commerciale offre la commodité et un support professionnel, mais tend à être plus coûteuse et moins modifiable à votre guise.

Coûts et modèles de tarification

Le coût total de possession (TCO) d’une solution de sauvegarde ne se résume pas au prix d’achat initial du logiciel. Il englobe aussi les coûts récurrents (abonnements, renouvellements), les coûts indirects (infrastructure nécessaire, temps de travail pour gérer la solution) et les éventuels coûts d’opportunité (par exemple, l’indisponibilité en cas de problème). Comparons comment ces coûts se présentent pour les solutions FOSS et commerciales :

  • CoĂ»t logiciel et licences : Les solutions FOSS sont gĂ©nĂ©ralement gratuites ou très abordables en elles-mĂŞmes. Il n’y a pas de licence Ă  acquĂ©rir par utilisateur ou par an, vous pouvez tĂ©lĂ©charger le logiciel librement. Ceci en fait un choix attractif pour les PME aux budgets serrĂ©s, d’autant que le coĂ»t n’augmente pas directement avec le nombre de comptes Ă  sauvegarder. En revanche, les solutions commerciales fonctionnent par licences propriĂ©taires : on paye soit un abonnement mensuel/annuel par utilisateur (ex. X $ par compte Google/M365 sauvegardĂ©) soit un forfait pour une certaine capacitĂ©. Certains Ă©diteurs segmentent aussi leur tarification selon les modules : par exemple, un forfait de base pour la sauvegarde des courriels et fichiers, mais un supplĂ©ment pour inclure Teams ou pour activer certaines options avancĂ©es. Ces modèles de licences multiples avec add-ons selon les composants Ă  protĂ©ger peuvent rendre la grille tarifaire complexe. De plus, la tarification par nombre d’utilisateurs peut sembler abordable au dĂ©part, mais grimper de façon exponentielle Ă  mesure que votre organisation grandit. Il n’est pas rare de commencer avec un coĂ»t modique par utilisateur et de se retrouver quelques annĂ©es plus tard avec une facture globale consĂ©quente simplement en raison de l’augmentation des effectifs sauvegardĂ©s.
  • Infrastructure et stockage : Qui dit sauvegarde dit espace de stockage pour hĂ©berger les donnĂ©es copiĂ©es. Avec un logiciel open-source auto-hĂ©bergĂ©, ce sera Ă  vous de prĂ©voir un serveur (physique ou virtuel) et du stockage suffisant, par exemple un NAS dans vos bureaux, un espace sur un cloud public (S3, Azure Blob, etc.) ou chez un hĂ©bergeur local. Ce coĂ»t de stockage est indĂ©pendant du logiciel en lui-mĂŞme : vous le paierez dans tous les cas, FOSS ou non. Cependant, certaines solutions commerciales intègrent le stockage dans leur offre (notamment les services de sauvegarde cloud-to-cloud qui conservent vos backups sur leur propre cloud). Dans ce cas, le coĂ»t de stockage est inclus dans la licence utilisateur, jusqu’à certaines limites, ou facturĂ© Ă  part au volume de donnĂ©es. Pour le FOSS, l’investissement matĂ©riel/serveur initial peut ĂŞtre significatif (achat d’un serveur ou d’un espace cloud, configuration rĂ©seau, etc.), mais c’est un investissement capitalisable (le matĂ©riel vous appartient et peut servir Ă  d’autres usages). En mode commercial SaaS, l’infrastructure est « invisible » pour vous (gĂ©rĂ©e par le fournisseur), ce qui allège l’effort technique mais implique de faire confiance quant Ă  la rĂ©silience et la sĂ©curitĂ© de cette infrastructure externalisĂ©e.
  • Maintenance et support : Cet aspect peut reprĂ©senter un coĂ»t cachĂ©. Avec une solution open source, vous ne payez pas de support Ă©diteur obligatoire, mais il faut consacrer du temps (donc de l’argent) pour la maintenir Ă  jour, surveiller son bon fonctionnement, rĂ©soudre d’éventuels bugs ou incompatibilitĂ©s. Cela nĂ©cessite soit des compĂ©tences en interne, soit de recourir Ă  un prestataire spĂ©cialisĂ© (comme une firme de consultation TI) pour vous accompagner. Ă€ l’opposĂ©, le coĂ»t des solutions commerciales inclut gĂ©nĂ©ralement l’accès au support technique du vendeur, aux mises Ă  jour logicielles rĂ©gulières et aux correctifs de sĂ©curitĂ© sans effort de votre part. Certaines PME valorisent cette tranquillitĂ© d’esprit : pouvoir appeler une hotline ou ouvrir un ticket dès qu’un problème survient a une valeur, surtout si on n’a pas d’administrateur système expĂ©rimentĂ© en interne. Il faut donc Ă©valuer l’équation entre, d’une part, Ă©conomiser sur les licences mais gĂ©rer soi-mĂŞme (FOSS) et, d’autre part, payer des licences mais dĂ©lĂ©guer une partie du travail de maintenance Ă  l’éditeur (commercial).
  • CoĂ»t Ă  long terme et Ă©volutivitĂ© : Le TCO sur plusieurs annĂ©es peut rĂ©server des surprises. Un logiciel FOSS peut nĂ©cessiter des ajustements manuels lors des montĂ©es de version de Microsoft 365/Google Workspace (ex. si les API changent, la communautĂ© doit adapter le code), ou encore des dĂ©penses ponctuelles en cas de panne (par exemple, remplacer d’urgence un serveur de sauvegarde en panne). Une solution commerciale, elle, peut voir ses tarifs augmenter pĂ©riodiquement, ou facturer les “extra” (ex. rĂ©cupĂ©ration d’archives au-delĂ  d’un certain volume, extension de rĂ©tention). NĂ©gociez les contrats avec prudence et anticipez l’évolution de vos effectifs : si vous doublez de taille, le coĂ»t de la solution commerciale suivra, alors que le coĂ»t d’une solution open source auto-hĂ©bergĂ©e grimpera sans doute moins vite (vous devrez surtout augmenter le stockage, et peut-ĂŞtre la puissance du serveur, mais pas de multiplication de licence par utilisateur).

En résumé, les solutions FOSS ont l’avantage d’un coût initial très bas (souvent nul pour le logiciel) mais impliquent des coûts opérationnels (infrastructure, temps d’expertise) qu’il faut budgéter. Les solutions commerciales présentent un coût visible sous forme d’abonnement, potentiellement élevé en cumulé, mais qui inclut un certain nombre de services (infrastructure cloud, support) pouvant justifier la dépense selon vos besoins et vos contraintes internes. Le coût total de possession doit être calculé sur la durée, en intégrant ces éléments tangibles et intangibles pour éclairer votre décision.

Avantages et inconvénients des solutions FOSS

Pour une PME en quête de sauvegarde, les plateformes FOSS offrent un lot d’avantages uniques qu’il convient de mesurer, tout en étant conscient de leurs limites éventuelles. Voici les principaux points à considérer pour les solutions libres/open source :

Avantages du FOSS :

  • CoĂ»t rĂ©duit et indĂ©pendance financière : Comme Ă©voquĂ©, la plupart des logiciels de sauvegarde open source sont gratuits Ă  l’usage ou comportent des coĂ»ts très modiques. Pas de licence par poste ni d’abonnement Ă  renouveler, ce qui diminue fortement le coĂ»t initial et rĂ©current. Cette absence de redevance libère du budget pour d’autres prioritĂ©s TI ou pour investir dans un bon matĂ©riel de stockage par exemple. De plus, vous n’êtes pas captif d’un fournisseur qui pourrait augmenter ses prix : la solution FOSS ne vous coupera pas les vivres si vous dĂ©cidez de ne pas payer de support, vous pouvez continuer Ă  l’utiliser librement.
  • FlexibilitĂ© et personnalisation : Les logiciels libres sont souvent très configurables. Vous pouvez les adapter Ă  vos besoins spĂ©cifiques, ajouter des scripts, intĂ©grer avec d’autres outils, voire modifier le code source si une fonctionnalitĂ© manque. Ils offrent frĂ©quemment un vaste choix d’options (types de stockage cible supportĂ©s, modes de compression, chiffrement, planification… selon les cas). Cette flexibilitĂ© va de pair avec la possibilitĂ© de personnalisation : l’open source n’est pas une « boĂ®te noire », on peut l’ajuster pour coller Ă  des cas d’usage particuliers, lĂ  oĂą un logiciel commercial serait figĂ© par les choix de l’éditeur.
  • Transparence et sĂ©curitĂ© maĂ®trisĂ©e : Un bĂ©nĂ©fice souvent citĂ© du FOSS est la transparence du code. N’importe qui (avec les compĂ©tences requises) peut auditer le programme, vĂ©rifier l’implĂ©mentation des mesures de sĂ©curitĂ©, repĂ©rer d’éventuelles vulnĂ©rabilitĂ©s. Cette ouverture du code renforce la confiance et la qualitĂ© : les failles sont souvent dĂ©tectĂ©es et corrigĂ©es rapidement par la communautĂ©. En pouvant examiner le code source, une entreprise soucieuse de sĂ©curitĂ© peut comprendre exactement comment les donnĂ©es sont chiffrĂ©es, transmises et stockĂ©es. Cela offre une tranquillitĂ© d’esprit supplĂ©mentaire aux responsables TI qui veulent s’assurer qu’aucune porte dĂ©robĂ©e ou collecte indue n’existe dans l’outil de sauvegarde.
  • Évitement du verrou propriĂ©taire (interopĂ©rabilitĂ©) : Avec les solutions open source, les formats de stockage des backups sont gĂ©nĂ©ralement ouverts ou documentĂ©s. Par exemple, certaines utilisent des formats standards (archives compressĂ©es .zip, etc.) ou publient les spĂ©cifications de leurs formats de sauvegarde. L’intĂ©rĂŞt ? Vous pouvez restaurer ou migrer vos donnĂ©es ailleurs sans dĂ©pendre d’un unique logiciel. Si un jour vous dĂ©cidez de changer d’outil, vous ne perdez pas l’accès Ă  vos anciennes sauvegardes : pas de verrouillage du fournisseur. Les donnĂ©es Ă©tant dans un format ouvert, il est facile de les dĂ©placer vers un nouveau système sans conversion complexe ni perte d’information. En somme, le FOSS garantit une pĂ©rennitĂ© des donnĂ©es sauvegardĂ©es indĂ©pendamment du destin de l’outil lui-mĂŞme. (Certaines PME apprĂ©cient de savoir que mĂŞme si le projet open source s’arrĂŞte, elles pourront toujours rĂ©cupĂ©rer leurs backups avec d’autres moyens.)
  • CommunautĂ© et innovation : Les projets open source de qualitĂ© fĂ©dèrent souvent une communautĂ© d’utilisateurs et de dĂ©veloppeurs dynamique. Cela se traduit par des mises Ă  jour rĂ©gulières, l’ajout de nouvelles fonctionnalitĂ©s suggĂ©rĂ©es par les utilisateurs, et un support communautaire via des forums, chat (IRC/Discord), FAQ partagĂ©es, etc. Pour les problèmes courants, on trouve souvent des tutoriels, scripts ou solutions publiĂ©s par d’autres. Cette intelligence collective est un atout : vous n’êtes pas seul avec votre logiciel, la communautĂ© a peut-ĂŞtre dĂ©jĂ  rencontrĂ© (et rĂ©solu) le problème X ou Y semblable au vĂ´tre. Enfin, l’ouverture encourage l’innovation rapide : si un nouveau besoin Ă©merge (ex. supporter un nouveau service cloud), un contributeur peut coder l’extension plutĂ´t que d’attendre le bon vouloir commercial d’un Ă©diteur.

Inconvénients du FOSS :

  • Expertise requise et courbe d’apprentissage : Soyons francs, mettre en place une solution de sauvegarde open source peut nĂ©cessiter davantage de compĂ©tences techniques qu’une solution commerciale prĂŞte Ă  l’emploi. Beaucoup d’outils FOSS s’administrent en ligne de commande ou via des fichiers de configuration. La documentation, bien que souvent complète, est parfois technique ou en anglais uniquement. Pour une PME sans personnel TI dĂ©diĂ©, cela peut reprĂ©senter un dĂ©fi. L’absence de support officiel signifie qu’il faut apprendre Ă  se dĂ©brouiller (ou faire appel Ă  un prestataire ponctuellement). Par exemple, configurer BorgBackup ou Restic demandera de maĂ®triser un peu Linux et scripting pour automatiser les tâches, lĂ  oĂą une solution commerciale offrirait une interface graphique et des assistants. La courbe d’apprentissage est donc plus raide, et il faut du temps pour maĂ®triser parfaitement l’outil et ses bonnes pratiques (chiffrement des backups, rotation des archives, etc.).
  • Maintenance et responsabilitĂ© : Utiliser un outil libre, c’est en ĂŞtre responsable de bout en bout. Si la sauvegarde s’interrompt Ă  cause d’une erreur logicielle ou d’une incompatibilitĂ©, vous devrez diagnostiquer et corriger (ou chercher de l’aide communautaire). Les mises Ă  jour ne s’appliquent pas automatiquement : c’est Ă  vous de surveiller les nouvelles versions et de les installer pour bĂ©nĂ©ficier des correctifs de sĂ©curitĂ©. En somme, le FOSS « ne vient pas avec un service après-vente ». Cela peut ĂŞtre risquĂ© si personne dans l’entreprise n’est attitrĂ© Ă  cette tâche ou si le maintien de l’outil est nĂ©gligĂ© faute de temps. LĂ  oĂą un Ă©diteur propriĂ©taire vous enverrait des notifications de patch ou interviendrait en support, le FOSS vous place aux commandes pour le meilleur et pour le pire.
  • FonctionnalitĂ©s parfois moins intĂ©grĂ©es : Bien que très puissant, un outil open source se concentre souvent sur un pĂ©rimètre prĂ©cis (principe Unix : « faire une chose et bien la faire »). Ainsi, il se peut que certaines fonctionnalitĂ©s « pĂ©riphĂ©riques » manquent par rapport Ă  des suites commerciales complètes. Par exemple, une solution FOSS pourrait ne pas intĂ©grer nativement de reporting avec tableaux de bord jolis, ou de connecteur natif vers tel service tiers. On peut souvent compenser par des modules ou scripts additionnels, mais cela ajoute de la complexitĂ©. De mĂŞme, il n’y aura pas forcĂ©ment d’interface web sophistiquĂ©e pour restaurer un fichier en quelques clics : la restauration pourra impliquer une commande ou manipulation manuelle. Selon la maturitĂ© du projet, les interfaces utilisateur peuvent ĂŞtre spartiates ou inexistantes (certains n’ont qu’un client CLI). Cela peut ĂŞtre un frein pour dĂ©lĂ©guer certaines actions Ă  des techniciens moins expĂ©rimentĂ©s ou pour donner en libre-service aux utilisateurs (par ex., restauration self-service de leurs mails perdus, typiquement absent des FOSS).
  • Support communautaire vs support contractuel : En cas de pĂ©pin majeur, avec un FOSS vous dĂ©pendez de la communautĂ© bĂ©nĂ©vole pour vous aider (via des forums, Stack Overflow, Discord…). Les rĂ©ponses peuvent ĂŞtre rapides et pertinentes si le projet est actif, mais aucune garantie de dĂ©lai ou de rĂ©sultat. Ă€ l’inverse, un contrat de support avec un Ă©diteur commercial vous assure une rĂ©ponse en X heures, et une obligation de moyen pour rĂ©soudre le problème. Pour une PME, ce point est crucial : pouvez-vous vous permettre d’attendre 3 jours qu’un bĂ©nĂ©vole identifie votre bug critique, ou faut-il une rĂ©solution dans la journĂ©e ? Cela dĂ©pend de votre tolĂ©rance au risque et de la criticitĂ© de vos donnĂ©es.

En pesant ces éléments, on comprend que les solutions FOSS conviennent particulièrement aux organisations qui recherchent la souveraineté technologique (contrôle total, pas de dépendance), qui ont des contraintes budgétaires fortes, et/ou qui disposent d’une certaine expertise TI en interne (ou via un partenaire) pour opérer l’outil. D’ailleurs, ici au Québec, des entreprises se spécialisent pour accompagner les PME dans cette voie : c’est le cas de Blue Fox, qui mise sur les logiciels libres pour donner aux petites structures les moyens d’opérer efficacement sans sacrifier leur souveraineté numérique ni leur vie privée. Si vous valorisez l’autonomie et la transparence, le FOSS est un choix aligné avec ces principes. Il faudra simplement prévoir l’investissement en temps ou en support externe pour bien l’apprivoiser.

Avantages et inconvénients des solutions commerciales

Face aux attraits du FOSS, les solutions de sauvegarde commerciales conservent une forte popularité en PME, car elles répondent souvent par l’accessibilité et le service aux besoins immédiats. Examinons leurs principaux atouts et limites :

Avantages des plateformes commerciales :

  • SimplicitĂ© et expĂ©rience “clĂ© en main” : Un argument de poids en faveur des solutions propriĂ©taires est leur simplicitĂ© d’implantation. Conçues pour ĂŞtre vendues au plus grand nombre, elles offrent en gĂ©nĂ©ral une interface utilisateur conviviale, des assistants de configuration, voire un dĂ©ploiement entièrement gĂ©rĂ© dans le cloud. Par exemple, pour sauvegarder Office 365, il suffit souvent de crĂ©er un compte sur le service de l’éditeur, de l’autoriser Ă  accĂ©der Ă  votre tenant Microsoft 365 via les API, et le tour est jouĂ© : les backups se lancent en automatique selon un horaire prĂ©dĂ©fini. Pas besoin d’installer un serveur local ni de coder des scripts. Cette approche “plug-and-play” est prĂ©cieuse pour les PME qui n’ont pas le temps ni les compĂ©tences pour bricoler. On vise le minimum de frictions : une console web centralise tous les rĂ©glages, on clique pour restaurer un item, etc. En somme, c’est du prĂŞt-Ă -utiliser, lĂ  oĂą une solution FOSS serait plus « Ă  assembler ».
  • Support technique et garanties : Lorsque vous achetez une solution commerciale, vous achetez aussi un service. En cas de problème ou de question, vous pouvez contacter un support technique (souvent francophone pour les produits distribuĂ©s au QuĂ©bec) qui vous assistera. Certains Ă©diteurs offrent mĂŞme un accompagnement Ă  l’onboarding, des formations, etc. Cette disponibilitĂ© du fournisseur est rassurante : vous n’êtes pas seul face Ă  votre sauvegarde. Par ailleurs, via le contrat de licence, l’éditeur peut s’engager sur des garanties (SLA) en matière de support ou de sĂ©curitĂ©. Par exemple, un fournisseur SaaS indiquera un taux de disponibilitĂ© cible de sa plateforme de sauvegarde, ou s’engagera contractuellement Ă  respecter la loi X et Y en matière de confidentialitĂ©. Ces garanties contractuelles n’existent pas avec un outil libre, tout repose alors sur vous.
  • FonctionnalitĂ©s avancĂ©es et intĂ©grations : Les produits commerciaux cherchent Ă  se dĂ©marquer les uns des autres, ce qui profite aux utilisateurs via un large Ă©ventail de fonctionnalitĂ©s avancĂ©es. Par exemple, une solution de sauvegarde Microsoft 365 propriĂ©taire pourra offrir la restauration granulaire d’emails individuels directement dans la mailbox d’origine, la prĂ©visualisation des pièces jointes, la possibilitĂ© pour un utilisateur final de dĂ©clencher lui-mĂŞme la restauration depuis Teams ou Outlook, etc. Des Ă©diteurs intègrent de plus en plus d’intelligence artificielle (dĂ©tection d’anomalies dans les sauvegardes pouvant signaler un ransomware, recherche full-text dans les archives de mails, etc.). De mĂŞme, les solutions commerciales proposent souvent des intĂ©grations toutes faites : connecteurs avec Azure AD pour auto-dĂ©tecter les nouveaux employĂ©s Ă  protĂ©ger, export vers des outils d’archivage lĂ©gaux, tableaux de bord de conformitĂ©, etc. Pour une PME, cela peut apporter des bĂ©nĂ©fices concrets en productivitĂ© (gagner du temps sur les restaurations, sur les audits, etc.).
  • Mises Ă  jour et compatibilitĂ© assurĂ©es : Les environnements Microsoft 365 et Google Ă©voluent en permanence (nouvelles fonctionnalitĂ©s, changements d’API). Un fournisseur commercial a l’obligation de faire Ă©voluer son produit en parallèle pour assurer la compatibilitĂ©. Vous bĂ©nĂ©ficiez donc de mises Ă  jour rĂ©gulières, gĂ©nĂ©ralement automatiques (surtout pour un service SaaS), qui intègrent les dernières Ă©volutions : par exemple, la prise en charge d’un nouveau service (comme la sauvegarde de Microsoft Teams lorsqu’il est devenu crucial, ou la future application Loop), ou l’adaptation Ă  un changement de politique de Google Drive. Vous n’avez pas Ă  surveiller cela vous-mĂŞme ; l’éditeur fait le suivi et vous informe des nouveautĂ©s. Cette proactivitĂ© est particulièrement importante quand on parle de sauvegarder des services cloud tiers : la capacitĂ© Ă  restaurer un Ă©lĂ©ment dĂ©pend de l’accès aux API adĂ©quates, etc. Avec une solution commerciale, on peut s’attendre Ă  ce que, disons, la sauvegarde de Teams ou des Google Shared Drives soit supportĂ©e peu après leur introduction, lĂ  oĂą avec un projet open source il faudrait attendre qu’un bĂ©nĂ©vole se penche sur la question.
  • Environnement intĂ©grĂ© et complet : Certaines suites commerciales se positionnent comme des solutions globales de cyberprotection. Un Ă©diteur comme Acronis, par exemple, combine dans sa plateforme des sauvegardes cloud et de la protection anti-malware, du monitoring, etc. D’autres vont inclure la sauvegarde des donnĂ©es SaaS, mais aussi des postes de travail, des serveurs locaux, dans une console unique. Cela peut simplifier la vie d’une PME qui prĂ©fère un guichet unique pour couvrir toutes ses copies de secours. De mĂŞme, l’interface de gestion centralisĂ©e, avec rapports automatiques (emails de succès/Ă©chec de backup, alertes), est un confort qu’il faudrait bricoler en FOSS. Les rapports et audits sont souvent intĂ©grĂ©s : vous pouvez montrer facilement un rapport de conformitĂ© dĂ©montrant que toutes les boĂ®tes de messagerie sont sauvegardĂ©es quotidiennement, par exemple.

Inconvénients des solutions commerciales :

  • CoĂ»t potentiellement Ă©levĂ© et engagement dans la durĂ©e : Le revers majeur est Ă©videmment le coĂ»t financier. Les licences par utilisateur ou par an peuvent reprĂ©senter une somme consĂ©quente pour une PME sur plusieurs annĂ©es. Il faut bien calculer le ROI : certes, le coĂ»t d’une perte de donnĂ©es peut ĂŞtre bien plus grand, mais encore faut-il pouvoir budgĂ©ter ces abonnements. Par ailleurs, il est frĂ©quent d’être liĂ© par des engagements : contrats annuels ou pluriannuels, reconduction tacite, etc. Sortir d’une solution commerciale pour une autre peut s’avĂ©rer compliquĂ© si les donnĂ©es sont dans un format propriĂ©taire (d’oĂą le risque de verrouillage mentionnĂ© plus haut). Certains fournisseurs offrent de migrer vos sauvegardes si vous changez de plateforme, mais ce n’est pas garanti. On peut aussi observer des frais additionnels parfois cachĂ©s : par exemple, la nĂ©cessitĂ© d’une licence premium pour activer le chiffrement zĂ©ro-connaissance, ou un coĂ»t de sortie si vous voulez rĂ©cupĂ©rer toutes vos donnĂ©es Ă  la fin du contrat. Ces aspects contractuels demandent vigilance.
  • DĂ©pendance au fournisseur et souverainetĂ© diminuĂ©e : En choisissant un service commercial, vous confiez une partie de vos donnĂ©es (vos sauvegardes) Ă  un tiers. Si c’est un service cloud international, cela peut poser des questions de souverainetĂ© numĂ©rique : vos backups de courriels O365 se retrouvent peut-ĂŞtre sur des serveurs aux États-Unis ou gĂ©rĂ©s par une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine. Pour une PME quĂ©bĂ©coise, cela signifie que ces donnĂ©es sont potentiellement sujettes Ă  des lois Ă©trangères (ex : le CLOUD Act amĂ©ricain) mĂŞme si elles sont stockĂ©es sur le sol canadien. Cela peut compliquer la conformitĂ© Ă  la Loi 25, qui exige de savoir oĂą et sous quelle juridiction sont les donnĂ©es personnelles. La dĂ©pendance se manifeste aussi en pratique : si le fournisseur subit une panne de son système de sauvegarde, vos backups pourraient ĂŞtre inaccessibles au moment critique. Ou s’il dĂ©cide de cesser son service (faillite, rachat), vous devrez en urgence migrer vos donnĂ©es de sauvegarde. Bref, on dĂ©lègue beaucoup, parfois au dĂ©triment de la souverainetĂ© et du contrĂ´le total. C’est un choix assumĂ©, mais qu’il faut mesurer en regard de la nature de vos donnĂ©es (certaines très sensibles ne peuvent pas lĂ©galement ĂŞtre transfĂ©rĂ©es hors de certains cadres).
  • ComplexitĂ© cachĂ©e pour certaines solutions : Si beaucoup de solutions commerciales se veulent simples, ce n’est pas universellement vrai. Par exemple, Veeam Backup for Microsoft 365, un outil prisĂ© des moyennes entreprises, nĂ©cessite d’installer et maintenir un serveur Windows local, avec plusieurs composants (explorateurs SharePoint, Exchange, etc.) pour fonctionner, et son interface est un logiciel Ă  installer (pas de console web multi-OS). Ce n’est pas insurmontable, mais cela demande tout de mĂŞme une expertise technique pour bien l’implanter. Par comparaison, d’autres produits comme Acronis Cyber Protect privilĂ©gient une approche unifiĂ©e, tout-en-un dans le cloud, simplifiant le dĂ©ploiement. Donc toutes les solutions commerciales ne sont pas Ă©quivalentes en facilitĂ© : certaines, axĂ©es “entreprise”, sont aussi complexes qu’un FOSS, la diffĂ©rence Ă©tant que vous avez un support au bout du fil en cas de souci. Ainsi, il faut choisir une solution adaptĂ©e Ă  son niveau de compĂ©tence interne : une PME sans Ă©quipe TI prĂ©fèrera un produit 100 % infonuagique, alors qu’une organisation avec administrateurs système pourra gĂ©rer un Veeam local sans problème et apprĂ©cier sa richesse fonctionnelle.
  • Évolutions dictĂ©es par l’éditeur : Avec un logiciel propriĂ©taire, vous dĂ©pendez du bon vouloir de l’éditeur pour les amĂ©liorations ou changements. Si la solution ne propose pas (encore) la sauvegarde de Google Workspace alors que vous en auriez besoin, vous ne pouvez que patienter en espĂ©rant une future version, ou changer de produit. De mĂŞme, l’éditeur peut faire Ă©voluer sa roadmap en fonction de ses intĂ©rĂŞts commerciaux, pas forcĂ©ment alignĂ©s sur vos besoins spĂ©cifiques. Par exemple, certains fournisseurs privilĂ©gient d’abord Microsoft 365 car la demande est forte, et ne dĂ©veloppent la prise en charge de Google Workspace que plus tard (ou l’inverse). Si votre environnement est “mixte” (Google et Microsoft), peu de solutions commerciales couvrent parfaitement les deux : il faut parfois souscrire Ă  deux produits distincts, ce qui ajoute du coĂ»t et de la complexitĂ©.

En somme, les solutions commerciales brillent par leur praticité et leur richesse, ce qui les rend très attractives pour les PME cherchant une mise en œuvre rapide et un support fiable. Toutefois, elles impliquent de faire confiance à un fournisseur tiers, tant en termes financiers qu’en matière de sécurité des données. Pour beaucoup de PME, cela reste un compromis raisonnable : il vaut parfois mieux payer un service éprouvé que de mal gérer un outil gratuit. L’important est de sélectionner le bon partenaire : assurez-vous que le fournisseur comprend les enjeux locaux (langue, Loi 25, hébergement canadien si nécessaire), qu’il a bonne réputation (certifications de sécurité, etc.), et qu’il convient à votre taille (certaines solutions ciblent les grandes entreprises et sont surdimensionnées pour une PME de 20 personnes, par exemple). À noter que des entreprises québécoises spécialisées, comme Blue Fox, peuvent vous conseiller dans ce choix et même prendre en charge l’exploitation quotidienne de l’outil retenu, qu’il soit open source ou commercial, vous offrant ainsi le meilleur des deux mondes : la tranquillité d’un service géré, et l’indépendance de la solution la plus adaptée.

Panorama des solutions FOSS populaires

Il existe de nombreux logiciels libres pouvant servir à sauvegarder les données de Google Workspace et Microsoft 365, chacun avec ses caractéristiques. Voici un tour d’horizon de quelques outils FOSS reconnus qui pourraient entrer dans votre stratégie de sauvegarde :

  • BorgBackup : Souvent simplement appelĂ© Borg, il s’agit d’un utilitaire de sauvegarde en ligne de commande axĂ© sur la dĂ©duplication et l’efficacitĂ©. Borg sauvegarde les fichiers en ne stockant que les blocs de donnĂ©es uniques (aucune redondance), ce qui le rend très Ă©conome en espace, idĂ©al si vous avez des donnĂ©es similaires ou beaucoup de versions. Il prend en charge la compression (pour rĂ©duire la taille) et le chiffrement authentifiĂ© (pour la confidentialitĂ© des backups). Borg est apprĂ©ciĂ© pour sa fiabilitĂ© et sa vitesse en mode incrĂ©mental : après une première sauvegarde complète, les suivantes ne copient que les changements. Pour une PME, Borg peut sauvegarder par exemple un export rĂ©gulier des donnĂ©es (comme une arborescence de fichiers issus d’une synchronisation OneDrive/Drive, ou un dump d’emails). Il nĂ©cessite un peu de travail pour le scheduler (via cron) et pour la restauration (lĂ  aussi en ligne de commande ou via un outil tiers comme Vorta qui offre une interface graphique Ă  Borg). Avantage notable : son format d’archive et son protocole peuvent fonctionner en mode serveur (vous pouvez dĂ©ployer un dĂ©pĂ´t Borg sur un NAS ou un serveur distant accessible en SSH). Borg est donc souvent utilisĂ© pour sauvegarder vers un serveur externe ou dans le cloud (en montant un stockage type S3 via FUSE par exemple). MĂ»r et stable, Borg est un alliĂ© puissant si vous ĂŞtes Ă  l’aise avec Linux.
  • Restic : Restic est un autre pilier du backup open source moderne. Écrit en Go, il est conçu pour ĂŞtre simple d’usage, rapide et sĂ©curisĂ©. Comme Borg, il opère en ligne de commande, offre la dĂ©duplication, le chiffrement, et supporte de nombreux backend de stockage (local, FTP, SFTP, WebDAV, Amazon S3, Backblaze B2, Google Cloud Storage, etc.). Restic est apprĂ©ciĂ© pour son design Ă©purĂ© : un seul binaire Ă  dĂ©ployer, pas de configuration compliquĂ©e. Vous lancez restic init pour initialiser un dĂ©pĂ´t, puis des commandes restic backup pour sauvegarder tel rĂ©pertoire vers telle destination. Il gère les snapshots, la restauration partielle, la vĂ©rification d’intĂ©gritĂ© des backups. Pour une PME, restic pourrait par exemple ĂŞtre scriptĂ© pour sauvegarder chaque nuit le contenu d’un Google Drive montĂ© sur un PC, ou les boĂ®tes mails exportĂ©es via IMAP. Son code Ă©tant open source, il bĂ©nĂ©ficie d’audits rĂ©guliers et se veut très sĂ»r (usage intensif de l’authentification et chiffrement pour Ă©viter toute altĂ©ration silencieuse des donnĂ©es). Restic n’a pas d’interface native mais plusieurs outils tiers existent pour le rendre plus convivial si besoin. En rĂ©sumĂ© : un couteau suisse du backup, polyvalent et fiable, convenant bien aux environnements hĂ©tĂ©rogènes grâce Ă  ses nombreuses cibles de stockage supportĂ©es.
  • Duplicati : Contrairement aux deux prĂ©cĂ©dents, Duplicati se distingue par la prĂ©sence d’une interface web intuitive qui facilite grandement sa prise en main. Multi-plateforme (Windows, macOS, Linux), il permet de planifier des sauvegardes de fichiers en quelques clics via un navigateur. Duplicati stocke les backups sous forme d’archives compressĂ©es chiffrĂ©es (formats standard ZIP/AES par dĂ©faut) sur une variĂ©tĂ© de destinations : disques locaux, serveurs rĂ©seau (FTP, WebDAV), ou services cloud grand public (OneDrive, Google Drive, Amazon S3, etc., une longue liste est supportĂ©e nativement). Cette compatibilitĂ© avec les clouds en fait un excellent candidat pour sauvegarder vos donnĂ©es SaaS : par exemple, on peut configurer Duplicati sur un serveur local pour qu’il se connecte Ă  votre compte OneDrive et y stocke une copie chiffrĂ©e de certaines donnĂ©es, ou inversement sauvegarder localement des donnĂ©es cloud synchronisĂ©es. L’un des points forts de Duplicati est d’être open-source mais user-friendly : on n’a pas besoin de connaissances pointues pour le faire marcher. Il gère les sauvegardes complètes et incrĂ©mentielles, la rĂ©tention (suppression automatique des anciennes versions selon une politique que vous dĂ©finissez), et utilise des outils standards (il repose sur des composants comme ZIP pour la compression et AES-256 pour le chiffrement, ce qui garantit qu’on peut toujours ouvrir les archives par d’autres moyens en cas de besoin). Ă€ noter : Duplicati est en dĂ©veloppement actif (version 2 en cours) et, bien qu’assez stable pour un usage normal, certains très gros jeux de donnĂ©es peuvent le mettre Ă  mal en performance. Pour une PME classique toutefois (quelques teraoctets Ă  sauvegarder au plus), il fait très bien l’affaire.
  • Kopia : Plus jeune sur la scène (dĂ©veloppĂ© depuis 2019 environ), Kopia est un projet prometteur qui vise Ă  combiner le meilleur de ses prĂ©dĂ©cesseurs. Également open source, multi-OS, Kopia offre performance et chiffrement par dĂ©faut, avec une interface en ligne de commande et une interface graphique optionnelle. Il reprend le principe de la dĂ©duplication globale, du stockage incrĂ©mentiel, et supporte divers backends (de S3 Ă  Google Cloud, en passant par le stockage local ou SFTP). L’un de ses atouts est la vitesse : il exploite les architectures multi-cĹ“urs pour parallĂ©liser les tâches, ce qui le rend très rapide sur des sauvegardes volumineuses. Kopia a aussi une gestion intelligente des snapshots (points de restauration) et autorise plusieurs configurations de dĂ©pĂ´ts simultanĂ©s. Pour une PME, Kopia peut ĂŞtre intĂ©ressant s’il Ă©volue vers encore plus de facilitĂ© (son interface graphique est en cours de dĂ©veloppement, ce qui le rendra plus accessible). Il est souvent comparĂ© Ă  Restic, dont il se veut une alternative avec potentiellement de meilleures performances sur certains aspects et un dĂ©veloppement très actif.
  • Autres outils notables : On pourrait citer Ă©galement Bacula (et sa version moderne Bareos) qui est un grand classique de la sauvegarde open source en entreprise : très complet mais complexe Ă  configurer, il convient plutĂ´t aux environnements mixtes (sauvegarde de serveurs, de bases de donnĂ©es, etc., avec agents Ă  dĂ©ployer). UrBackup est une solution libre axĂ©e sur la sauvegarde des PC/serveurs (images disque ou fichiers) via un serveur central, avec interface web, cela pourrait couvrir la sauvegarde des postes de travail contenant des donnĂ©es synchronisĂ©es depuis le cloud. Il existe aussi des utilitaires spĂ©cifiques pour certaines donnĂ©es SaaS : par exemple Gmail Backup ou Gmvault pour sauvegarder des courriels Gmail en IMAP, ou Google Takeout (l’outil d’export de Google) qui peut ĂŞtre automatisĂ© et dont les rĂ©sultats pourraient ensuite ĂŞtre archivĂ©s via un outil comme Borg/Restic. L’univers FOSS offre donc un Ă©ventail de briques qu’on peut assembler selon ses besoins prĂ©cis, au prix d’efforts d’intĂ©gration.

Il est important de noter qu’aucun de ces outils FOSS n’est conçu spécifiquement comme LA solution clé en main pour Google Workspace ou Microsoft 365. Souvent, on les utilise en combinaison avec des scripts ou d’autres services : par exemple, on peut programmer une extraction régulière des données (via les API de Microsoft Graph ou Google) puis stocker ces exports via Restic ou Duplicati. C’est ici que l’expertise et l’accompagnement professionnel entrent en jeu pour les PME : un intégrateur comme Blue Fox pourra développer ces automatismes et fournir une solution libre « sur mesure » répondant à vos exigences (y compris de chiffrer les sauvegardes et les stocker sur des serveurs québécois, afin de concilier efficacité et conformité).

Panorama des solutions commerciales populaires

Le marché des solutions de sauvegarde professionnelles pour Microsoft 365 et Google Workspace est bien développé, avec de nombreux acteurs proposant des produits éprouvés. Voici un aperçu de quelques plates-formes commerciales souvent considérées par les PME, chacune ayant ses points forts particuliers :

  • Veeam Backup for Microsoft 365 : Veeam est un nom bien connu dans le monde de la sauvegarde, surtout pour les infrastructures virtualisĂ©es. Sa solution dĂ©diĂ©e Ă  Microsoft 365 (Exchange Online, OneDrive, SharePoint, Teams) est très complète en termes de fonctionnalitĂ©s de sauvegarde et de restauration. Veeam permet de stocker localement les donnĂ©es sauvegardĂ©es (sur votre serveur, un NAS ou dans un cloud de votre choix) et offre des outils de restauration granulaires (par exemple, restaurer un email individuel vers la boĂ®te d’origine, ou exporter des donnĂ©es en formats standard PST, etc.). L’avantage pour l’entreprise est le contrĂ´le total : les backups restent chez vous ou dans l’emplacement que vous dĂ©finissez, ce qui peut aider Ă  respecter des exigences de conformitĂ©. Veeam fournit aussi une certaine unification : si vous utilisez dĂ©jĂ  Veeam pour sauvegarder vos serveurs ou VMs, l’ajout du module Office 365 s’intègre dans une console similaire, avec possibilitĂ© de centraliser le reporting. En revanche, Veeam n’est pas fourni en mode SaaS : il faut installer le logiciel sur un serveur Windows que vous gĂ©rez, ainsi que les composants nĂ©cessaires (les “Explorers” pour parcourir les backups Exchange, SharePoint…). Cela implique un peu de maintenance et de ressources de votre part. Pour des PME disposant d’un service TI compĂ©tent ou accompagnĂ©es par un prestataire, c’est un excellent choix offrant fiabilitĂ© et performance. Ă€ noter que Veeam ne propose pas de produit Ă©quivalent pour Google Workspace Ă  ce jour : c’est vraiment centrĂ© Microsoft. Si vous ĂŞtes exclusivement sur Microsoft 365, c’est un candidat de choix ; sinon, il faudra complĂ©ter par autre chose pour Google.
  • Acronis Cyber Protect : Acronis est un Ă©diteur historique de solutions de sauvegarde, qui a fait Ă©voluer son offre vers une plateforme unifiĂ©e de cyberprotection. Son produit Acronis Cyber Protect (sous forme de service cloud gĂ©rĂ© par Acronis ou dĂ©ployable on-premise) permet de sauvegarder Ă  la fois des postes de travail, des serveurs, et les environnements Microsoft 365 et Google Workspace. C’est donc une solution tout-en-un intĂ©ressante si vous cherchez Ă  couvrir plusieurs pĂ©rimètres (par ex. Ă  la fois les donnĂ©es cloud SaaS et les laptops des employĂ©s). Acronis se distingue par l’intĂ©gration de fonctionnalitĂ©s de sĂ©curitĂ© : dĂ©tection de ransomware, scan antivirus des backups, etc., Ă©vitant de sauvegarder des fichiers dĂ©jĂ  infectĂ©s ou de propager des menaces. CĂ´tĂ© sauvegarde M365/Google, c’est une approche full SaaS : un agent dans le cloud se connecte Ă  vos tenants via API et rĂ©alise les copies vers le stockage Acronis (localisĂ© dans des centres de donnĂ©es au choix, possiblement au Canada selon les options). L’expĂ©rience utilisateur est apprĂ©ciĂ©e pour sa simplicitĂ© : tout se gère depuis une console web moderne, multi-tenant (pratique pour les MSP qui gèrent plusieurs clients, ou pour isoler des dĂ©partements). En termes de coĂ»t, Acronis fonctionne par abonnement par workload (par exemple par utilisateur M365 ou par pĂ©riphĂ©rique), avec diffĂ©rents niveaux selon les fonctionnalitĂ©s. Cela offre de la flexibilitĂ© (on peut n’acheter que ce dont on a besoin), mais cela peut paraĂ®tre complexe Ă  naviguer. L’un des bĂ©nĂ©fices pour une PME est qu’Acronis a une prĂ©sence locale via des partenaires : plusieurs fournisseurs quĂ©bĂ©cois proposent les solutions Acronis Ă  leurs clients PME, ce qui garantit un support de proximitĂ©. Si vous recherchez une solution centralisĂ©e qui coche la case backup SaaS et protection endpoint ensemble, Acronis est un prĂ©tendant sĂ©rieux.
  • AvePoint Cloud Backup : AvePoint est un partenaire de longue date de Microsoft, reconnu initialement pour ses outils autour de SharePoint. Ils offrent aujourd’hui une solution de sauvegarde 100 % cloud couvrant Microsoft 365 et Google Workspace. C’est l’une des rares Ă  bien adresser les deux environnements dans une interface unifiĂ©e. Son positionnement est clairement le service “cliquez et oubliez” : une fois configurĂ© (quelques clics pour connecter vos comptes administrateur O365/G Workspace), le système effectue des sauvegardes quotidiennes automatisĂ©es (jusqu’à 4 fois par jour pour Microsoft 365, par exemple). Les donnĂ©es sont stockĂ©es chiffrĂ©es sur le cloud d’AvePoint (avec possibilitĂ© de choisir la rĂ©gion de stockage, ce qui est important pour la conformitĂ©, ils ont notamment une prĂ©sence au Canada). AvePoint propose des restaurations granulaires via une interface web, ou mĂŞme via des chatbots Teams (un utilisateur peut restaurer un fichier via un chatbot, ce qui est assez innovant). Le point fort est la profondeur fonctionnelle : d’après des comparatifs, AvePoint offre un très large Ă©ventail de types de contenu couverts (emails, calendriers, contacts, OneDrive/SharePoint/Teams, mais aussi Gmail, Google Drive, Contacts, Calendriers cĂ´tĂ© Google). C’est une solution mĂ»re, adoptĂ©e y compris par de grandes organisations, et disponible via des MSP ou revendeurs locaux pour les PME. CĂ´tĂ© budget, AvePoint fonctionne par abonnement annuel par utilisateur sauvegardĂ©, positionnĂ© dans les prix du marchĂ© haut de gamme. Mais pour ce prix, la PME obtient une solution robuste, sans maintenance interne. Si votre prioritĂ© est d’avoir une sauvegarde SaaS sans tracas pour tous vos services cloud, avec l’appui d’un grand nom, AvePoint est une option Ă  envisager.
  • Druva (CloudRanger/inSync) : Druva est un acteur spĂ©cialisĂ© dans la sauvegarde cloud-native. Sa plateforme (nommĂ©e Druva InSync pour la partie endpoints & SaaS) est entièrement hĂ©bergĂ©e dans le cloud public et proposĂ©e en mode abonnement. Druva couvre la sauvegarde des postes (PC/Mac mobiles), des serveurs, mais aussi de Microsoft 365 et Google Workspace. Son credo est la simplicitĂ© et l’évolutivitĂ© : en tant que client, on n’a rien Ă  installer localement, tout se fait via leur console cloud. Druva est pensĂ© pour minimiser l’intervention humaine, par exemple, l’on peut dĂ©finir des politiques qui auto-incluent tous les nouveaux utilisateurs O365 dans la sauvegarde, ou qui adaptent la frĂ©quence selon les groupes d’utilisateurs. Le stockage des backups est gĂ©rĂ© par Druva dans le cloud (basĂ© sur AWS gĂ©nĂ©ralement) avec des mĂ©canismes d’immutabilitĂ© (les sauvegardes ne peuvent ĂŞtre altĂ©rĂ©es ni supprimĂ©es prĂ©maturĂ©ment, utile contre les attaques). Niveau sĂ©curitĂ©, ils chiffrent de bout en bout et offrent des options de clĂ© de chiffrement dĂ©tenue par le client. Pour une PME sans infrastructure locale, Druva est attrayant car on peut tout administrer depuis un navigateur, et laisser l’aspect volumĂ©trie / performance Ă  la charge du fournisseur. En gĂ©nĂ©ral, les retours soulignent une grande fiabilitĂ© (taux de rĂ©ussite des backups Ă©levĂ©, restauration efficace) et un support compĂ©tent. Le modèle de prix est aussi par utilisateur par an, souvent avec un minimum d’utilisateurs requis (leur cible est plutĂ´t les environnements de taille moyenne Ă  grande, mais des offres PME existent). En choisissant Druva, on choisit le tout-cloud et l’expĂ©rience d’un spĂ©cialiste du genre. La PME doit toutefois s’assurer que l’hĂ©bergement des sauvegardes par Druva se fait dans une rĂ©gion conforme (Druva permet de choisir la rĂ©gion AWS, donc on peut opter pour le Canada).
  • Autres solutions commerciales Ă  noter : Le paysage est vaste. On peut Ă©galement mentionner Barracuda Cloud-to-Cloud Backup (par Barracuda Networks), Datto SaaS Protection (Backupify), très utilisĂ© par des MSP pour les PME, qui offre backup O365/Google en cloud, ou encore des solutions comme Commvault Metallic (offre SaaS de Commvault) qui ciblent aussi ce marchĂ©. Microsoft lui-mĂŞme a annoncĂ© l’aperçu de Microsoft 365 Backup (solution native de backup par Microsoft) en 2023, mais Ă  ce jour ce service est en prĂ©version et nĂ©cessite de coupler avec un partenaire tiers pour le stockage, il n’est pas encore prĂŞt Ă  remplacer les solutions Ă©tablies. Enfin, citons Spanning Backup (une division de Kaseya) qui est un pionnier de la sauvegarde SaaS pour Google Apps/Microsoft 365, ou Veritas (Alta) SaaS Backup. Chacune de ces solutions a ses spĂ©cificitĂ©s en termes de tarifs, d’expĂ©rience utilisateur, de profondeur de couverture. Pour une PME, le choix se fait souvent avec l’aide d’un intĂ©grateur ou d’un consultant, qui pourra recommander l’outil alignĂ© sur les besoins et le budget.

En définitive, la bonne nouvelle est qu’il existe aujourd’hui des solutions éprouvées pour sauvegarder efficacement les environnements infonuagiques, quelle que soit votre préférence pour l’open source ou le commercial. Dans la section suivante, nous aborderons les considérations de sécurité et de conformité, qui sont au cœur des préoccupations lors du choix et du déploiement de ces solutions.

Sécurité, conformité et options d’hébergement des données

La souveraineté des données, la localisation et la résidence des données sont des notions liées mais distinctes, qu’il est essentiel de comprendre pour gérer la conformité légale de vos sauvegardes.

Lorsque l’on parle de sauvegarder des données d’entreprise, qu’elles proviennent de serveurs locaux ou du cloud, il faut impérativement tenir compte de la sécurité de ces sauvegardes et de la conformité légale quant à leur stockage. Pour les PME québécoises, deux enjeux clés sont la protection des renseignements personnels (exigée par la Loi 25) et la souveraineté des données (où et sous quelle juridiction les données sont hébergées).

Chiffrement et contrôle d’accès : La première couche de sécurité pour vos backups est le chiffrement. Que vous optiez pour une solution FOSS ou commerciale, assurez-vous que les données sauvegardées soient chiffrées, idéalement de bout en bout. Cela signifie que les données sont chiffrées avant même de quitter votre environnement de production, et ne sont déchiffrables que par vous (avec votre clé). Ainsi, si un tiers mettait la main sur vos fichiers de sauvegarde, il ne pourrait rien en tirer. La plupart des solutions open source (Borg, Restic, Duplicati, etc.) chiffrent en AES-256 ou équivalent avec une passphrase que vous définissez. Côté solutions commerciales, beaucoup offrent l’option d’un chiffrement géré par le client : par exemple, Druva ou Acronis permettent d’activer une clé privée détenue par vous seul. Il est crucial de profiter de ces fonctionnalités : une sauvegarde non chiffrée est un risque majeur (imaginez qu’un stockage cloud tiers soit compromis, toutes vos données sensibles pourraient fuiter en clair). Au-delà du chiffrement, le contrôle d’accès aux consoles de sauvegarde doit être rigoureux. Attribuez des rôles et permissions minimales : par exemple, un technicien peut avoir le droit de restaurer un fichier utilisateur sur demande, mais pas d’effacer des sauvegardes. Les solutions commerciales offrent souvent une gestion granulaire des accès (multi-admin, audit des opérations). Sur un système FOSS, il faudra implémenter ces contrôles via les droits du système (par exemple, restreindre l’accès au serveur de sauvegarde à certaines personnes de confiance seulement). N’oublions pas les bonnes pratiques : utiliser l’authentification multifactorielle sur les comptes administrateurs de la solution de sauvegarde (surtout si c’est accessible en ligne), consigner les opérations (qui a restauré quoi, quand), et tester régulièrement que les sauvegardes sont récupérables (un backup non testé n’est pas un backup fiable !).

Conformité à la Loi 25 et aux normes de protection des données : Depuis septembre 2022 pour certaines dispositions (et 2023 pour d’autres), la Loi 25 du Québec impose aux entreprises des exigences accrues en matière de protection des renseignements personnels. Deux obligations notables s’appliquent directement à notre contexte : d’une part, celle de protéger adéquatement les données personnelles sous votre garde (ce qui inclut de ne pas les laisser exposées dans des sauvegardes non sécurisées, par exemple), et d’autre part, celle d’être transparente quant à l’endroit où ces données sont hébergées. Si vos sauvegardes contiennent des renseignements sur des individus (employés, clients, etc.), vous devez donc savoir et pouvoir expliquer où elles se trouvent physiquement et sous quelle juridiction. La Loi 25 prévoit par ailleurs que si vous transférez des données personnelles hors du Québec, vous devez effectuer une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP) pour vous assurer que ces données recevront un niveau de protection équivalent à celui du Québec. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas utiliser de services cloud étrangers, mais qu’il faut le faire en connaissance de cause et prendre des mesures additionnelles au besoin (chiffrement fort, clauses contractuelles, choix d’une région de stockage adéquate, etc.). En cas de manquement sérieux, la Commission d’accès à l’information peut infliger des sanctions importantes, d’où l’intérêt de documenter votre stratégie de sauvegarde du point de vue conformité.

Souveraineté des données et emplacement d’hébergement : On entend par souveraineté des données le fait que les données sont soumises aux lois du pays où elles se trouvent. Pour simplifier, si vos sauvegardes sont stockées au Québec (sur un serveur que vous opérez), elles sont régies par la loi canadienne et québécoise sur la vie privée (Loi 25, LPRPDE fédérale). En revanche, si vous confiez ces sauvegardes à un fournisseur dont le siège est à l’étranger, il y a un risque que des lois étrangères s’appliquent. Un exemple concret : une PME québécoise héberge ses backups chez un fournisseur cloud américain, même sur des serveurs situés à Montréal, en vertu du CLOUD Act américain, ce fournisseur pourrait être contraint de remettre ces données aux autorités américaines sur demande. La localisation physique ne suffit donc pas toujours : ce qui compte est aussi le contrôle de l’entreprise qui héberge les données. Pour cette raison, de plus en plus d’organisations optent pour des fournisseurs dits « cloud souverain », c’est-à-dire locaux et indépendants des grands groupes étrangers, pour héberger leurs sauvegardes sensibles. Par exemple, Blue Fox et d’autres proposent des services d’hébergement de sauvegardes 100 % québécois, garantissant que les données restent sous juridiction canadienne uniquement. Selon la sensibilité de vos données, c’est une option à évaluer. À défaut, si vous utilisez un service étranger, assurez-vous de bien comprendre où les données seront stockées (certains proposent le choix de la région : choisissez “Canada” quand disponible) et qui peut y avoir accès.

Hébergement local vs cloud : Ce choix a un impact direct sur la sécurité et la conformité. Hébergement local (on-premise) signifie que vous conservez vos sauvegardes sur des disques/serveurs dans vos locaux ou vos centres de données. L’avantage est le contrôle total : pas de transit sur Internet (si local à 100 %), pas de tiers ayant accès, et vous savez exactement qui gère l’accès physique et logique. C’est rassurant pour la confidentialité, et cela peut faciliter la conformité (vos données ne quittent pas le pays). Par contre, il faut assumer la sécurité de A à Z : chiffrer les backups pour parer au vol de matériel, prévoir de la redondance (parce qu’un backup local unique peut brûler dans un incendie, par exemple), et protéger ces sauvegardes des sinistres locaux. De plus, si vos locaux sont cambriolés, les sauvegardes peuvent être ciblées, d’où l’idée de stocker une copie hors site malgré tout. Hébergement cloud (chez un fournisseur) présente l’intérêt de la réplication géographique et de la robustesse : les grands clouds ont des mesures anti-incendie, anti-panne sophistiquées. Confier vos backups à Microsoft Azure, Amazon ou Google Cloud vous assure qu’ils ne disparaîtront pas pour cause de disque dur en panne, mais cela vous expose aux enjeux de souveraineté mentionnés. Une solution hybride consiste à chiffrer très fortement vos données avant de les envoyer sur un cloud étranger : ainsi, même si une autorité étrangère y accédait, elles seraient incompréhensibles sans vos clés. Par exemple, vous pourriez utiliser Restic pour chiffrer vos backups et les stocker sur Amazon S3 (région Montréal), combinant la résilience du cloud et la confidentialité du chiffrement auto-géré.

Conformité sectorielle et durée de conservation : Pensez aussi aux normes spécifiques de votre secteur. Certaines industries exigent de conserver les backups un certain temps (par ex. 7 ans dans le secteur financier ou pour des documents liés à des transactions). D’autres imposent des mesures d’audit régulières. Assurez-vous que la solution choisie permet de régler la durée de rétention des sauvegardes conformément à vos obligations. Par exemple, une solution commerciale pourrait vous permettre de marquer certaines sauvegardes comme “légal hold” pour ne pas les purger avant une date donnée. Avec une solution open source, il faudra configurer les politiques de rétention avec attention (ne pas effacer automatiquement des backups de plus de X jours si ce n’est pas souhaitable). La destruction sécurisée des données en fin de vie est également un aspect : effacer un vieux backup contenant des données personnelles doit idéalement rendre celles-ci irrécupérables. Là encore, si c’est vous qui gérez le stockage, à vous de vous en charger (démagnétisation de bandes, suppression sécurisée de fichiers). Si c’est un fournisseur, interrogez-le sur sa politique à ce sujet.

En somme, la sécurité et la conformité des sauvegardes sont un effort multi-facettes : technique (chiffrement, accès, tests), juridique (lieu de stockage, contrats avec fournisseurs) et organisationnel (politiques internes, formation). Pour une PME, cela peut sembler lourd, mais s’entourer de partenaires compétents aide grandement. Des consultants spécialisés en cybersécurité ou en protection des données peuvent réaliser avec vous des EFVP pour valider vos choix, et des fournisseurs locaux comme Blue Fox peuvent garantir un hébergement conforme aux lois québécoises tout en vous accompagnant sur la mise en œuvre sécurisée. L’objectif final : que vos sauvegardes remplissent leur rôle de filet de sécurité sans créer de nouvelle vulnérabilité ni vous mettre en porte-à-faux vis-à-vis de la réglementation.

Facilité de mise en œuvre et de maintenance

Dernier aspect, et non des moindres : la praticité au quotidien de la solution choisie. Une sauvegarde, pour être efficace, doit être déployée correctement puis suivie dans le temps. Là encore, les approches FOSS et commerciales diffèrent sur la façon d’y parvenir.

Mise en œuvre initiale : Du côté FOSS, la phase d’implémentation demandera typiquement un travail d’intégration plus important. Installer le logiciel (souvent sur Linux), le configurer (scripts de sauvegarde, authentification aux API cloud si nécessaire, paramétrer le chiffrement, etc.), tester la première sauvegarde, ajuster… Cela peut représenter plusieurs jours de travail pour un administrateur compétent, surtout s’il faut ensuite automatiser et documenter le processus. En contrepartie, cette mise en œuvre peut être très sur mesure, adaptée exactement aux flux de l’entreprise. À l’opposé, une solution commerciale, surtout en mode SaaS, peut être opérationnelle en quelques heures. Par exemple, pour une PME de 50 personnes sous Microsoft 365, un outil cloud comme AvePoint ou Druva s’installera en créant un compte en ligne, en connectant le tenant (via un consentement OAuth administrateur à l’application du fournisseur), puis en définissant des politiques. En une demi-journée, toutes les boîtes mail, OneDrive et sites SharePoint peuvent être en sauvegarde automatique quotidienne. Pas besoin d’infrastructure, pas besoin de coder des scripts : c’est prêt à servir. De plus, le fournisseur ou le revendeur accompagne souvent cette mise en place initiale par une session de configuration. Il faut reconnaître que pour une PME sans spécialiste interne, c’est un argument de poids : le temps économisé à l’installation peut être investi ailleurs.

Facilité d’utilisation courante : Une fois en place, comment se passe l’utilisation au jour le jour ? Imaginons que vous devez restaurer le fichier X d’un utilisateur qui l’a supprimé il y a un mois. Avec une solution commerciale ayant une interface utilisateur, c’est souvent quelques clics (sélection de l’utilisateur, recherche du fichier via son nom ou sa date, puis clic “Restaurer”). Certaines offrent même des interfaces aux utilisateurs finaux (ex. portail de self-service où chacun peut retrouver ses éléments supprimés). Avec une solution FOSS brute, la restauration pourrait impliquer une série de commandes : d’abord lister les snapshots disponibles, trouver le bon fichier, lancer la restauration vers un répertoire temporaire, puis renvoyer le fichier à l’utilisateur. C’est parfaitement faisable, mais ça réclame plus d’étapes manuelles par un technicien. De même, pour superviser que les backups se passent bien : sur un système open source, on mettra en place des scripts pour envoyer des rapports par courriel ou on consultera les logs régulièrement. Un produit commercial aura souvent un tableau de bord avec voyants verts/rouges, et enverra automatiquement un rapport quotidien du statut des sauvegardes. Ce confort d’administration peut faire la différence dans une petite équipe TI très occupée.

Maintenance et mises à jour : Un logiciel libre nécessitera des mises à jour (par exemple, si vous utilisez Duplicati, il faudrait appliquer la nouvelle version lorsqu’elle sort pour profiter des correctifs). Ce n’est pas fréquent (quelques fois par an en général), mais c’est à vous de le gérer. Idem, si vous ajoutez des utilisateurs ou des données à sauvegarder, il faudra potentiellement ajuster vos scripts ou configurations (le FOSS n’a pas forcément de découverte automatique des nouveaux comptes, sauf à l’avoir programmé). À l’inverse, une solution managée va s’auto-mettre à jour (le fournisseur applique les patches sur son cloud ou vous fournit le package via son updater intégré) et souvent propose des fonctionnalités d’auto-protection (par ex., détecter qu’un nouvel utilisateur a été créé dans Microsoft 365 et l’ajouter automatiquement aux sauvegardes s’il est dans un groupe défini). La maintenance technique pure est donc en grande partie externalisée dans le cas d’un SaaS. Cela réduit le risque d’erreur (comme oublier de mettre à jour et se retrouver avec une incompatibilité). D’un autre côté, vous dépendez du calendrier de l’éditeur : s’il y a un bug bloquant, vous attendez le patch alors que dans le monde open source vous pourriez tenter de le corriger vous-même en urgence (c’est rare toutefois, et réclame des compétences de développement).

Adaptation aux changements : On l’a évoqué : Microsoft et Google font évoluer leurs plateformes. Par exemple, Microsoft introduit un nouvel espace de stockage Loop ou change l’API de Teams. Si vous êtes sur du FOSS, il faudra guetter ces changements et vérifier que votre solution les gère. Peut-être que la communauté sortira un plugin ou une mise à jour pour cela, mais ce n’est pas garanti immédiatement. En environnement commercial, l’éditeur va communiquer sur la prise en charge de ces nouveautés, parfois avec un léger retard, mais c’est clairement dans son scope de travail. On a vu récemment Microsoft annoncer sa propre solution de backup : cela prouve que le domaine bouge, et il faudra rester attentif. L’avantage de collaborer avec un fournisseur ou un intégrateur, c’est que quelqu’un veille pour vous sur ces évolutions. Par exemple, Blue Fox ou un autre partenaire pourraient vous alerter : « Microsoft va augmenter la limite de taille des pièces jointes Teams, on doit adapter la stratégie de backup en conséquence », etc. En somme, la veille technologique est plus soutenue du côté des solutions commerciales (par nature, ils vendent leur capacité à suivre l’état de l’art).

Ressources humaines impliquées : Au final, la facilité de mise en œuvre et maintenance se reflète dans la charge de travail humaine. Un outil compliqué ou mal adapté peut finir… par ne plus être utilisé correctement. Combien d’entreprises mettent en place une sauvegarde puis négligent de surveiller les rapports, découvrant trop tard que ça ne fonctionnait plus depuis 6 mois ? Ce risque existe davantage avec une solution maison ou FOSS non supervisée. Avec un service géré, vous avez généralement des alertes proactives ou un prestataire qui s’en occupe. La question que doit se poser le gestionnaire TI : avons-nous la bande passante pour gérer cette sauvegarde nous-mêmes ? Si oui (et avec plaisir car on aime maîtriser cela), alors open source peut être envisagé en interne. Si non, mieux vaut soit opter pour une solution managée, soit confier la gestion de la sauvegarde à un tiers. D’ailleurs, bon nombre de MSP (fournisseurs de services infogérés) proposent des solutions de sauvegarde cloud pour Microsoft 365/Google Workspace à leurs clients PME, souvent en s’appuyant sur un outil commercial en arrière-plan, mais en fournissant la couche de service et de support humain. Par exemple, la coopérative mentionnée plus tôt (Code3) ou Blue Fox offrent ce genre de service clé en main pour enlever ce poids aux PME. L’intérêt est que l’expertise est mutualisée : vous bénéficiez de personnes qui font ça tous les jours et connaissent les écueils, pour un coût souvent raisonnable par rapport au risque couvert.

En conclusion de cette partie, on pourrait dire que la meilleure solution est celle que l’on est capable d’opérer correctement dans la durée. Une solution de sauvegarde, si sophistiquée soit-elle, ne sert à rien si elle n’est pas configurée à 100 %, surveillée régulièrement et testée. Il vaut mieux une solution simple mais bien gérée qu’une solution théoriquement supérieure mais laissée à l’abandon faute de compétences. La facilité d’utilisation n’est donc pas un luxe : elle conditionne directement l’efficacité de votre protection de données. À ce titre, les solutions commerciales marquent souvent des points décisifs, mais un FOSS bien maîtrisé par vos équipes ou vos partenaires peut tout à fait faire jeu égal, pour peu qu’on lui consacre l’attention nécessaire.

Conclusion

Sauvegarder les environnements Google Workspace et Microsoft 365 n’est plus optionnel, c’est une assurance vitale pour la pérennité des opérations de nos PME, à l’ère où une bonne partie du patrimoine informationnel se trouve dans ces clouds. Nous avons vu qu’il existe deux familles de solutions pour y parvenir, les logiciels libres (FOSS) et les plateformes commerciales propriétaires, chacune avec ses mérites et ses contraintes. Le choix entre les deux n’est pas manichéen : il dépend de multiples facteurs propres à votre entreprise.

Si l’on récapitule : les solutions FOSS offrent une maîtrise totale, une indépendance vis-à-vis des fournisseurs et un coût direct très faible. Elles séduiront les gestionnaires TI qui valorisent la souveraineté numérique, la transparence du code et l’adaptabilité, ou ceux qui ont des contraintes budgétaires serrées et sont prêts à compenser par du temps/compétence interne. En revanche, elles requièrent un engagement technique plus fort : ce sont des outils qu’il faut opérer, intégrer, bichonner pour en tirer le meilleur. Pour une PME avec peu de ressources TI, cela peut être un défi, mais pas insurmontable si on s’appuie sur de l’accompagnement. Au Québec, on constate d’ailleurs un mouvement favorable aux logiciels libres dans les PME et OBNL, porté par des acteurs comme Blue Fox entre autres, qui peuvent aider à implanter ces solutions FOSS sur mesure et en assurer la gestion pour le client. Ainsi, même une petite structure peut bénéficier de la puissance du libre sans en subir la complexité directe, grâce à un service géré autour du FOSS.

Les solutions commerciales, de leur côté, apportent un confort d’utilisation et une complétude fonctionnelle souvent inégalés. Pour un gestionnaire TI de PME qui porte plusieurs chapeaux, c’est rassurant de savoir que la sauvegarde tourne dans un coin, surveillée par un fournisseur qui le fait pour des milliers de clients. L’interface agréable, le support en cas de souci, les mises à jour automatiques, tout cela réduit le risque d’erreur et assure une certaine fiabilité. Bien sûr, cela a un coût, qu’il faut mesurer par rapport aux bénéfices tangibles (temps gagné, risque mitigé). Parfois la dépense en vaut largement la peine si elle évite ne serait-ce qu’une journée d’arrêt ou une perte de données critiques. Il faut toutefois rester vigilant sur la conformité : qui dit service externe dit vérifier où vont les données et sous quelles lois. Mais là encore, on trouve sur le marché des offres alignées avec nos besoins locaux (par ex. des sauvegardes cloud dont les données restent au Canada, ou des fournisseurs qui connaissent Loi 25 et intègrent ces notions).

En fin de compte, le meilleur choix peut être un mix : utiliser du FOSS pour certaines sauvegardes spécifiques et une solution commerciale pour d’autres, ou commencer avec une solution managée puis migrer vers une solution open source interne à mesure que l’équipe TI monte en compétence. L’important est d’avoir une stratégie de sauvegarde claire et testée. Peu importe l’outil, assurez-vous d’avoir documenté : Qu’est-ce qui est sauvegardé ? À quelle fréquence ? Où ? Comment restaure-t-on ? Qui contacter en cas de problème ? Aucune solution (libre ou payante) n’élimine la nécessité de cette réflexion.

Pour les gestionnaires TI de PME québécoises, le sujet de la sauvegarde des Workspace et Office 365 doit être démystifié : non, tout n’est pas automatiquement conservé éternellement dans le cloud, et oui, il existe des solutions abordables et efficaces pour protéger ces données cloud critiques. Que vous soyez fan de logiciels libres ou adepte des suites clés en main, l’essentiel est d’agir : mettez en place cette bouée de sauvetage qui un jour, peut-être, sauvera votre entreprise d’une catastrophe numérique. Et n’hésitez pas à vous faire accompagner : des entreprises spécialisées comme Blue Fox offrent ce type de service aux PME québécoises, combinant expertise du FOSS, connaissance de la réalité locale et appui personnalisé. Avec le bon partenaire et la bonne solution, vous pourrez dormir sur vos deux oreilles en sachant que même dans le pire des cas, vos données resteront à portée de main.

Sources et bibliographie :

  • Article de blogue CODE3 : « Pourquoi faire un backup de service cloud comme Microsoft 365 et Google Workspace ? » (29 avril 2025), Souligne que les fournisseurs cloud ne garantissent pas la rĂ©cupĂ©ration complète des donnĂ©es supprimĂ©es ou corrompues et rappelle que le cloud n’est pas une sauvegarde (dĂ©lai de rĂ©tention limitĂ© et risques de pertes dĂ©finitives).
  • Veeam (blog en français) : « Le modèle de partage des responsabilitĂ©s Microsoft 365 » (fĂ©vrier 2025), Extrait du contrat de service Microsoft indiquant « Nous vous recommandons de sauvegarder rĂ©gulièrement votre contenu et vos donnĂ©es [...] Ă  l’aide de services tiers », ce qui confirme que Microsoft encourage l’usage d’une sauvegarde externe pour protĂ©ger les donnĂ©es M365.
  • ited.com : « CLOUD Act et FISA : assurez la souverainetĂ© de vos donnĂ©es » (article 2025), Mentionne la Loi 25 du QuĂ©bec, comparable au RGPD, qui exige des entreprises qu’elles protègent les renseignements personnels et soient transparentes quant Ă  l’endroit oĂą les donnĂ©es sont hĂ©bergĂ©es, sous peine de sanctions importantes.
  • ited.com : mĂŞme source que ci-dessus, Explique qu’une PME quĂ©bĂ©coise stockant ses donnĂ©es au Canada bĂ©nĂ©ficie des lois canadiennes (Loi 25, LPRPDE)… sauf si le fournisseur cloud est contrĂ´lĂ© par une entitĂ© Ă©trangère, soulignant le risque liĂ© au CLOUD Act lorsque l’hĂ©bergeur est amĂ©ricain.
  • Zmanda (blog) : « Pourquoi les solutions de sauvegarde basĂ©es sur Open Source changent la donne » (mars 2023), Indique que les solutions de sauvegarde open source sont disponibles gratuitement ou Ă  faible coĂ»t, idĂ©ales pour les entreprises aux budgets serrĂ©s, tout en offrant plus de flexibilitĂ© et de personnalisation comparĂ© aux logiciels propriĂ©taires.
  • Zmanda (mĂŞme article), Souligne la transparence accrue des solutions de sauvegarde open source : code source auditable, permettant de vĂ©rifier le modèle de sĂ©curitĂ© et de repĂ©rer d’éventuelles vulnĂ©rabilitĂ©s, ce qui apporte une plus grande sĂ©curitĂ© aux utilisateurs soucieux de leurs donnĂ©es.
  • Zmanda (mĂŞme article), Met en avant qu’avec des formats ouverts pour les donnĂ©es sauvegardĂ©es, les utilisateurs de solutions open source Ă©vitent le verrouillage fournisseur : ils peuvent migrer leurs donnĂ©es vers une autre solution sans perte ni conversion, prĂ©servant l’accès aux backups dans le temps.
  • Bacula Systems (blog) : « Solutions et outils de sauvegarde de Microsoft 365 en 2025 », Mentionne que les modèles de tarification sur le marchĂ© de la sauvegarde M365 peuvent ĂŞtre complexes, avec des licences multiples et divers supplĂ©ments de prix selon les composants (Exchange, SharePoint, etc.) Ă  sauvegarder.
  • Bacula Systems (mĂŞme article), Indique qu’il est courant que les solutions de sauvegarde facturent Ă  l’utilisateur M365, ce qui peut sembler abordable au dĂ©but mais devenir coĂ»teux Ă  grande Ă©chelle (on commence avec un prix modique, puis on atteint un prix global Ă©levĂ© simplement Ă  cause du nombre d’utilisateurs).
  • Palmiq (blog) : « Acronis vs Veeam : Which Fits Your Business? » (sept. 2025), Compare la facilitĂ© de dĂ©ploiement : note qu’Acronis propose une solution tout-en-un plus simple Ă  dĂ©ployer et Ă  maintenir, alors que Veeam, bien que très puissant, requiert l’utilisation de multiples outils et davantage d’expertise technique pour ĂŞtre implĂ©mentĂ© efficacement.
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